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vendredi, juillet 1, 2022

À Brive (Corrèze), il veut créer une société spécialisée dans les compétitions de jeux vidéo et l’e-sport

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C’est un univers encore méconnu du grand public, mais dans lequel ce Corrézien évolue depuis quasiment les débuts, au détour des années 2000. Nicolas Sence a décidé de s’y investir entièrement, en créant une société spécialisée dans le sport électronique, « e-sport » en anglais.

Baptisée Klassik, elle doit démarrer son activité à Brive, courant décembre 2021, dans un local de la rue de la République. « Je me donne six mois à un an pour amorcer l’activité. Dans le domaine digital, tout va assez vite », assure le trentenaire.

Pour comprendre l’univers du sport électronique, il faut d’abord maîtriser ses codes. Ce terme regroupe de véritables compétitions de jeux vidéo (tir, combat, jeu de stratégie, bataille en ligne, basket ou foot, courses automobiles…), pour lesquels des joueurs ou joueuses, passent des heures à s’entraîner.

Attirer des sponsors et leur fonds

Ces confrontations, en individuel ou en collectif, sont suivies par de véritables spectateurs, par l’intermédiaire, de plateformes comme Youtube ou Twitch. Elles agrègent des audiences, créent des communautés, ce qui attire des sponsors, prêts à débourser de grosses sommes pour accoler leur nom à ces événements.

Des joueurs se taillent une réputation, deviennent professionnels, en profitant de revenus parfois confortables. Pour les compétitions les plus renommées, le ticket d’entrée peut atteindre plusieurs millions d’euros…

Nicolas Sence espère atteindre ce Graal, mais a bien conscience qu’il devra d’abord faire ses preuves dans les tournois ouverts, aux enjeux financiers plus modestes, mais où les participants peuvent quand même espérer 1.000 à 10.000 euros mensuels.

« L’objectif, c’est d’avoir douze à quinze joueurs, explique Nicolas Sence, et d’attirer autour d’eux des amateurs de performance et des supporters fidèles.

La communication joue ici un rôle fondamental, pour discuter, via les réseaux sociaux, avec un public de fans et en faire des abonnés. Nicolas Sence a un chiffre en tête : « On estime qu’en France, l’e sport peut attirer jusqu’à 8 millions de personnes », sans oublier les 36 millions de joueurs occasionnels.

En constituant sa communauté, Klassik espère attirer des sponsors, susciter des ventes de produits dérivés. Selon Nicolas Sence, une dizaine de sociétés de ce type existent sur le territoire national, dont une à Limoges : « Un secteur encore jeune et inexpérimenté. C’est donc le bon moment pour s’établir. » 

Sélectionner des joueurs, y compris des mineurs

En s’entourant malgré tout de quelques précautions : dans ses missions, la société briviste va devoir sélectionner des joueurs, y compris des mineurs. « C’est un aspect très important, sur lequel nous travaillons avec une avocate spécialisée. Il faut bien sûr l’accord des parents et aborder avec eux les risques liés aux compétitions de jeux vidéo », souligne le trentenaire.

Plus tard, et comme pour les véritables clubs sportifs professionnels, les transferts de joueurs pourront être source de revenus. Une utopie ? « Le jeu vidéo a été un des grands bénéficiaires de la crise sanitaire, convient Nicolas Sence. Mais le marché est en progression depuis 2016. Le jeu vidéo devient de plus en plus prospère. » 

Dans les coulisses d’Alpine Esports qui vient de disputer, depuis Limoges, la 1ère manche du championnat du monde virtuel de F1 (oct. 2021)

Eric Porte

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