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mercredi, août 10, 2022

A Clermont-Ferrand, 27 mois de prison ferme pour le trafiquant qui dissimulait la coke sous le levier de vitesse

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Le mercredi 4 août, vers 17 heures, des douaniers, en surveillance à la barrière de péage de Gerzat, aux portes de Clermont-Ferrand, repèrent une Fiat 500X circulant sur l’autoroute A71, dans le sens sud-nord.

Les gendarmes stoppent un trafic de stups qui gangrenait le sud de l’agglomération de Clermont-Ferrand

Le véhicule est intercepté et contrôlé quelques dizaines de kilomètres plus loin, à Pessat-Villeneuve. À bord, deux hommes originaires du Cher, âgés de 20 et 25 ans, qui expliquent faire un aller-retour express entre Bourges et Clermont-Ferrand « pour livrer des affaires de bébé » au cousin de l’un d’eux… Mais les douaniers ne croient que très modérément cette version et la fouille de la Fiat de location confirme leurs soupçons : ils découvrent un sachet de congélation en plastique contenant 104 g de cocaïne, dissimulé sous le cache du levier de vitesse (1).

L’un des deux prévenus
reconnaît finalement l’évidence…

À l’issue de la retenue douanière, les deux hommes sont confiés aux enquêteurs de la police judiciaire clermontoise, puis présentés en comparution immédiate, le 8 août, devant le tribunal correctionnel. Ayant demandé un délai afin de préparer leur défense, ils avaient été placés en détention provisoire dans l’attente de leur procès.

Mercredi, le plus jeune des deux (qui a obtenu sa mise en liberté et son placement sous contrôle judiciaire, le 30 août) comparaissait libre. Son complice présumé, Youness El Fazazi, est arrivé, quant à lui, sous escorte.

Après avoir nié, durant ses auditions, avoir eu connaissance de la présence de coke dans la voiture de location, il a finalement admis, à l’audience, les vraies raisons de ce voyage entre Cher et Puy-de-Dôme. « On m’avait proposé d’aller chercher du stup à Clermont, mais je n’ai fait que le transporter, avec l’aide de mon ami qui a le permis », a-t-il reconnu. Mais les « aveux » n’iront pas plus loin…

« Ils n’ont jamais coopéré durant l’enquête ! »

Le procureur de la République, Anne-Claire Garraud, a rappelé, malgré tous les éléments à charge réunis contre eux pendant l’enquête (notamment des échanges très explicites et en grand nombre sur Telegram, Snapchat et Wathsapp), que les deux prévenus « n’ont jamais coopéré ».

Elle a requis huit mois de prison, dont quatre avec sursis probatoire pendant deux ans, à l’encontre du conducteur et trois ans, ainsi que la révocation d’un sursis de six mois, pour le plus âgé, en situation de récidive (2). Non sans demander une relaxe pour les faits d’offre et de cession qui leur étaient reprochés.

Ce dernier point a aussitôt fait bondir Me Bertrand Chautard en défense : « Le ministère public requiert plus de trois ans ferme à l’encontre de Younès El Fazazi, tout en sollicitant une relaxe pour les faits les plus graves en termes de troubles à l’ordre public ! Où est la logique dans tout cela ? » « Ces deux hommes ne se sont pas enrichis, ils n’ont aucun train de vie. Ce ne sont que de simples exécutants, aux ordres d’un commanditaire. »

Younès El Fazazi a été condamné à vingt-sept mois de prison (deux ans, plus la révocation du sursis à hauteur de trois mois), avec maintien en détention.

Son complice a écopé de huit mois, assortis d’un sursis simple. Ils sont, en outre, interdits de séjour dans le département du Puy-de-Dôme pendant cinq ans et devront payer solidairement une amende douanière de 3.000 euros.

Christian Lefèvre

(1) D’une valeur marchande de 8.700 euros, la drogue a été analysée par le laboratoire des douanes, à Marseille : elle contenait 35% de chlorhydrate de cocaïne (le nom scientifique de la cocaïne).

(2) Il a été condamné pour les mêmes faits, en avril 2020, par la cour d’appel de Bourges, à deux ans de prison, dont six mois assortis d’un sursis.

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