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mercredi, août 10, 2022

Affiches d’Emmanuel Macron grimé en Hitler et Pétain : l’afficheur devant la justice

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L’homme qui avait affiché sur des panneaux publicitaires le président de la République travesti en Hitler et Pétain comparaît ce vendredi 17 septembre devant le tribunal correctionnel de Toulon pour «injure publique».

Il a comparé la France et le gouvernement d’Emmanuel Macron à une dictature. Michel-Ange Fiori comparaît ce vendredi 17 septembre pour «injure publique envers le président de la République» et «incitation à la haine», a indiqué au Figaro le procureur de la République de Toulon Bernard Maréchal, confirmant l’information publiée par le mis en cause sur son compte Twitter où ce dernier annonçait son procès ce matin à 8h30.

L’homme, âgé d’une soixantaine d’années, avait affiché, le 19 juillet dernier, le portrait du chef de l’État grimé en Hitler. Le 12 août, il avait récidivé en affichant cette fois-ci Emmanuel Macron sous les traits du maréchal Pétain. Un délit passible d’une amende de 12.000 euros. Le président de la République avait déposé plainte mais ne s’était pas constitué partie civile.

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«Obéis, fais-toi vacciner»

Dans le sillage des antivax, Michel-Ange Fiori avait représenté une première fois Emmanuel Macron avec une petite moustache et vêtu d’un costume nazi à côté de l’inscription «obéis, fais-toi vacciner». En haut de l’affiche, il avait détourné le sigle «LREM» en croix gammée. Le message avait été affiché sur deux grands panneaux publicitaires de quatre mètres sur trois à La Seyne-sur-Mer et à l’entrée de Toulon.

«Vous voyez Hitler, mais on peut y voir Staline, ou moi j’y vois Charlie Chaplin dans ‘Le dictateur’», avait déclaré le mis en cause à l’AFP en juillet dernier, lorsqu’une enquête avait été ouverte pour «injures publiques». L’homme avait notamment insisté sur le fait que ces affiches visaient avant tout à questionner «cette démocratie où les décisions sont prises sans discussion lors d’un conseil sanitaire».

L’afficheur controversé ne s’était pas arrêté à Hitler. Presque un mois après sa première affiche de Macron déguisé en dictateur nazi, l’homme a récidivé en comparant le président de la République à Pétain. Derrière le portrait des deux hommes était imprimé un QR code avec, au-dessus, l’inscription «Il n’y a qu’un pass à franchir».

La tenue de son procès ce vendredi n’a pas refroidi ses ardeurs. Le 9 septembre dernier, Michel-Ange Fiori a publié sur Twitter une nouvelle affiche où il annonce son procès comme un «combat sur le ring du Palais de justice» pour la «liberté de caricature et d’expression». Le mis en cause s’est représenté face à Emmanuel Macron, tous deux en tenue de boxe. «Tous les coups ne seront pas permis», précise-t-il. De nombreux internautes ont déjà réagi, assurant être présents au procès pour le soutenir.

Propriétaire de 400 panneaux entre Bandol et Hyères, Michel-Ange Fiori est un habitué des campagnes polémiques, s’adonnant régulièrement à l’affichage d’images censées commenter l’actualité sur les deux panneaux qu’il s’est réservés. Il s’était engagé aux côtés des gilets jaunes.

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