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mercredi, août 10, 2022

attrait confirmé des Françaises pour les pilules les moins risquées

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La polémique sur le risque des pilules de 3e et 4e génération avait été lancée en janvier 2013. Depuis, la désaffection à leur égard se poursuit.

La désaffection à l’égard des pilules de 3e et 4e génération, entamée en 2013, s’est poursuivie et a profité aux pilules moins risquées pour la santé des femmes, se sont félicités vendredi l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et Santé publique France. La polémique sur le risque des pilules de 3e et 4e génération avait été lancée en janvier 2013 après la plainte d’une victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) imputé à une pilule de 3e génération.

L’agence du médicament avait dû renouveler ses recommandations sur ces pilules, qui ne doivent être prescrites qu’en 2e recours en raison des risques accrus de thrombose veineuse (phlébite) qu’elles entraînent. Or les dernières données de vente montrent que le report des prescriptions des pilules contraceptives de 3e et 4e génération vers les pilules de 1ère et 2e génération entamé en 2013 s’est poursuivi, annonce vendredi l’ANSM, peu avant la journée mondiale de la contraception, le 26 septembre.

«Un changement des pratiques qui s’inscrit dans la durée»

«Au moment du fort débat médiatique sur les pilules en 2012-2013, on utilisait à plus de 50% les pilules les plus thrombogènes», c’est-à-dire susceptibles de provoquer des thromboses veineuses, a détaillé à l’AFP Isabelle Yoldjian directrice de médicaments en gynécologie à l’ANSM. «Aujourd’hui on utilise majoritairement, à 86%, les pilules les moins thrombogènes de deuxième génération, contre 14% pour les pilules les plus thrombogènes». «Les praticiens sont bien formés au risque car ils prescrivent majoritairement les pilules les mieux tolérées, c’est un changement des pratiques qui s’inscrit dans la durée», s’est-elle félicitée.

Parallèlement, les ventes des stérilets au cuivre (sans hormones) ont doublé depuis une dizaine d’années tandis que les ventes des stérilets hormonaux sont restées stables. Cette «transformation du paysage de la contraception va dans le bon sens pour la sécurité des patientes», selon Mme Yoldjian.

Au début de l’année, Santé publique France a lancé un site, Questionsexualité.fr, qui présente l’ensemble des méthodes de contraception. On y trouve «les avantages, les inconvénients, les modes d’utilisation, et des informations pratiques qui permettent de faire son choix parmi l’offre existante», a rappelé Delphine Rahib, chargée d’études en santé sexuelle chez SPF.

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