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samedi, août 13, 2022

Condamné pour des outrages et des violences sur des gendarmes, à Pont-du-Château (Puy-de-Dôme)

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Plus d’un an après l’interpellation mouvementée d’un conducteur enragé, dans un garage de Pont-du-Château, les gendarmes sont encore stupéfaits.
« Nous étions quand même cinq, imaginez cette boule de muscles, de méchanceté qui déferle sur nous », témoigne l’un d’eux face au tribunal. À ses côtés : la « boule de muscles » en question, un artisan de 32 ans à la forte carrure, bien plus apaisé que ce 5 septembre 2020.

Il provoque un accident

Tout commence, ce jour-là, par un accident sur une petite route de Pont-du-Château. L’artisan, au volant d’un fourgon, roule sur la voie de gauche. Il oblige un conducteur de plus de 70 ans, qui arrive en face, à effectuer une manœuvre d’évitement. Sa voiture, où se trouve aussi son épouse, finit dans un talus.

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Le couple est indemne. Le trentenaire fait demi-tour et les conduit au garage, où leur voiture a été emmenée. C’est là que la situation se complique. Au moment d’établir le constat, le responsable de l’accident sort de ses gonds. Les gendarmes sont appelés. Cela ne suffit même pas à le calmer. Les insultes pleuvent sur les militaires. Suivies de coups.

« Pour le faire monter dans notre véhicule, ça a été quelque chose. Ensuite, nous avons entendu tous les noms d’oiseaux possibles et imaginables durant le voyage. »

Une gendarme (empty)

« Il hurlait comme un cochon qu’on égorge, c’était horrible, vous vous souvenez, monsieur ? », décrit un autre de ses collègues, en se tournant vers le prévenu.

Pour seule explication : « la colère »

Non, il ne se souvient pas et il n’est pas davantage en mesure d’expliquer son comportement. « La colère… », lâche-t-il simplement, démentant avoir ingéré quelque substance que ce soit ce jour-là.
« Une personne sous substance ou alcoolisé n’aurait pas fait demi-tour après l’accident », note Me Anne Riol en défense. « On aurait aimé comprendre ce qui s’est passé, on n’aura pas la réponse », déplore Me Iadine Auratus, représentant le couple.
L’artisan est condamné à dix-huit mois de prison dont huit assortis de sursis probatoire, conformément aux réquisitions du parquet.

Olivier Choruszko

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