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samedi, août 13, 2022

Entre la France et les États-Unis, les leçons de la présidence du général de Gaulle

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TRIBUNE – Se doter des moyens de l’indépendance est, pour Paris, indispensable afin d’être pris au sérieux par Washington. C’était l’idée directrice de la politique étrangère et de défense de De Gaulle, dont l’affaire des sous-marins vérifie plus que jamais la pertinence, raconte la journaliste et romancière*, qui a notamment publié «Adieu la France! Pourquoi de Gaulle est parti» (Éditions de l’Observatoire, 2019).

Joe Biden nous a déçus par sa duplicité. Ce n’est pas le premier. Entre les États-Unis et la France, une longue histoire d’amitié est émaillée de crises. Dès 1944, de Gaulle le savait: notre pays ne pourrait pas compter sur ses «libérateurs». Il devrait forger son indépendance. Ou se soumettre.

«Un paillasson!» disait le Général à Alain Peyrefitte. «La France a été traitée comme un paillasson!» Vingt ans après, il ressentait encore l’amertume de ce 3 juin 1944 lorsque Winston Churchill l’avait fait venir en urgence d’Alger à Londres: pour lui annoncer in extremis le déclenchement de l’opération Overlord décidée par l’état-major américain. Après l’avoir traité avec un tel mépris, Américains et Britanniques insistaient pour qu’il appelle les Français à se mobiliser. Ce discours forcé, le chef de la France libre allait le prononcer le 6 juin au matin sur Radio Londres. Tandis que la flotte immense des alliés atteignait nos côtes, il martelait «C’est la bataille de France, c’est la bataille

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