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samedi, août 13, 2022

Grève nationale, manifestations… A six mois de la présidentielle, les syndicats veulent envoyer un « signal fort »

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« Le 5 octobre, on a intérêt à donner un signal fort parce que je crains la surenchère pendant la période électorale », incitait récemment Yves Veyrier, le secrétaire général de Force ouvrière.
A l’appel de qui ? L’intersyndicale, composée de la CGT, de FO, de Solidaires (Sud) et de FSU ainsi que des organisations de jeunesse Unef, UNL, Fidl, MNL avait lancé, dès le 30 août dernier, cet appel à la grève nationale et à manifester le 5 octobre. Dans l’Éducation nationale, le SNUipp-FSU, pour le 1er degré, et le Snes-FSU, pour le second, appellent leurs adhérents à prendre leur « destin en mains ». La CFDT, premier syndicat français, et la CFTC ne participent pas à cette journée de mobilisation.

Quels mots d’ordre ? Pour cette rentrée sociale plus tardive que d’ordinaire, les syndicats espèrent peser dans le débat national sur la question des salaires, du pouvoir d’achat et des emplois. Ils entendent aussi protester contre la réforme de l’assurance chômage, entrée en vigueur le 1er octobre dernier, visant entre autres à réduire les indemnités des chômeurs « permittents », qui alternent contrats courts et périodes de chômage. Cette réforme, qualifiée d’« injuste », est contestée par l’ensemble des syndicats, CFDT incluse, qui envisage de déposer un recours dans les prochains jours. Selon une estimation de l’Unédic, jusqu’à 1,15 million de demandeurs d’emploi vont voir leur allocation diminuer de 17 % en moyenne.

Assurance-chômage : qu’est-ce que la réforme va changer à partir du 1er octobre ?

Autre réforme dans le collimateur : celle des retraites. La semaine dernière, l’ex-Premier ministre Édouard Philippe plaidait pour repousser l’âge de départ à la retraite à… 67 ans. La dénonciation du pass sanitaire sera aussi l’un des mots d’ordre. La CGT se dit hostile à cet outil et à la vaccination obligatoire, mesures qualifiées de « liberticides ».Photo d’illustration Jeremie Fulleringer
 

Des manifs où ? Au total, 200 points de rassemblement ont été répertoriés, avec des manifestations donc dans toutes les grandes villes du pays. À Paris, le cortège partira à 14 heures de la place de la République.
Quid du dialogue social ? « Il y a une absence de dialogue social depuis le début de ce quinquennat, qui empêche d’avoir des perspectives dans la fonction publique ».
Lundi à la veille de l’appel national à la grève, cinq syndicats de la fonction publique ont asséné un tacle commun au ministère de la Transformation et de la Fonction publiques. Ce dernier s’est dit « surpris de ces prises de parole » et a mis en avant de récents accords majoritaires ou signés à l’unanimité par les syndicats, comme celui sur le télétravail.

À six mois de l’élection présidentielle, l’heure est donc à la mobilisation. Avec un objectif clair, rappelé par Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT : faire en sorte que « les questions sociales soient au cœur » de la campagne.

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