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samedi, août 13, 2022

Il roue de coups un conducteur à Saint-Pourçain-sur-Sioule (Allier) et écope d’un an de prison

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« C’était une gifle ou des coups de poing ? » « Des coups de poing », a admis le prévenu devant le tribunal de Cusset, hier. Il y a 5 mois, ce Lyonnais de 34 ans a frappé l’automobiliste qui a eu le malheur de croiser sa route. « Je me suis senti agressé alors que je ne l’étais pas. »

Les faits remontent au 20 mai. Il est 18 heures, le prévenu roule au volant d’un Ford Transit, à Saint-Pourçain-sur-Sioule. Le voyant arrivé à toute allure, le chauffeur devant lui ralentit. Un acte que le Lyonnais perçoit comme un affront.

« Symptomatique de la violence »

Il descend de son véhicule, et s’acharne sur la fenêtre de la victime. Il parvient à démonter la vitre feuilletée, avant de rouer de coups le conducteur. « Les dégradations du véhicule sont symptomatiques de la violence de la scène », estime la juge, Amélia Guillaume.

La victime se voit prescrire neuf jours d’incapacité de travail. « J’étais sidéré. Je suis resté paralysé, je n’ai pas pu réagir », se remémore cet enseignant.

Un refuge  dans l’alcool

« Ma réaction est inacceptable et je m’en excuse », s’est exprimé le prévenu en fixant l’homme assis sur le banc de la partie civile. Le 22 juin 2012, lors de la fête de la musique, cet ancien routier était présent lors de la rixe qui a fait un mort à Vichy. Son ami est décédé devant lui, après avoir reçu plusieurs coups de ciseaux. Depuis, l’alcool est son refuge. « Je me sens très vite agressé et mes réactions ne sont pas normales. J’essaie de me faire suivre… »

« Ce jour-là, mon client a été son thérapeute ! », s’est exclamé Guillaume Fournier, avocat de la partie civile. « Vous n’étiez pas véritablement demandeur d’un suivi psychologique, a effectivement repris l’avocat de la défense, Gilles-Jean Portejoie. Mais le rôle du pénal est de vous inciter à aller dans ce sens. »

Tué à coups de ciseaux à la fête de la musique : le drame de Vichy rejugé

Le procureur de Cusset, Éric Neveu, a requis un an de prison et une amende de 150 € pour violence, dégradation de bien et conduite avec un permis non prorogé. Le prévenu a écopé d’une peine d’un an avec un sursis de trois mois. Il devra fournir 3.100 euros à la victime en attendant le résultat de l’expertise psychologique de ce dernier, qui donnera une estimation de l’ampleur du préjudice.

Océane Jacques

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