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mercredi, août 10, 2022

La Corée du Nord annonce avoir testé un missile antiaérien

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Ce nouveau tir a des airs de provocation, à l’approche de la réunion du Conseil de sécurité attendue vendredi, pour discuter justement du précédent tir de missile par Pyongyang.

La Corée du Nord a testé avec succès jeudi un missile antiaérien «récemment développé», a annoncé vendredi l’agence officielle KCNA. «La RPCN a procédé le 30 septembre à un tir d’essai d’un missile antiaérien qu’elle a récemment développé», a annoncé l’agence nord-coréenne KCNA reçue à Séoul. «Les performances remarquables de combat» du missile «ont été vérifiées, avec l’introduction de nouvelles technologies clés», a ajouté l’agence.

Cet essai fait suite à une série de lancement d’armes. Cette semaine, Pyongyang a affirmé avoir testé un missile planeur hypersonique, ce qui, si la véracité de l’information est confirmée, constituerait une avancée technologique majeure, puisqu’il peut voler à cinq fois la vitesse du son. Ces tests ont provoqué la consternation internationale, avec les États-Unis accompagnés de la France et du Royaume-Uni appelant à une réunion d’urgence au Conseil de sécurité de l’Onu.

Les programmes d’armes nucléaires et de missiles balistiques du pays sont interdits par des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, et il fait l’objet de multiples sanctions internationales en conséquence. Depuis l’arrivée de Kim Jong Un au pouvoir, les programmes d’armement ont progressé, Pyongyang les justifiant par la nécessité de se protéger contre une éventuelle invasion américaine. Mais pour le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, la Corée du Nord favorise «l’instabilité et l’insécurité», a-t-il déclaré jeudi.

Ce nouveau tir a des airs de provocation, à l’approche de la réunion du Conseil de sécurité attendue vendredi, pour discuter justement du précédent tir de missile par Pyongyang, présenté comme hypersonique par les Nord-Coréens. La réunion d’urgence devait se tenir jeudi, mais elle a été repoussée à vendredi suite à une demande de la Chine et de la Russie. En 2017, à l’initiative de l’administration de Donald Trump, le Conseil de sécurité avait adopté des sanctions économiques lourdes contre Pyongyang après un essai nucléaire et des tests de missiles. Depuis l’entrée en fonction de l’administration de Joe Biden, il est revenu à la France, un peu isolée, de monter en première ligne pour réclamer une réunion à huis clos du Conseil de sécurité lorsque Pyongyang procédait à un essai de missile.

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