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samedi, août 13, 2022

«La cour d’école a toujours été un lieu d’affrontements mais la caisse de résonance des réseaux sociaux a aggravé la situation»

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FIGAROVOX/TRIBUNE – Depuis la rentrée scolaire, des collégiens de sixième sont moqués et insultés avec le mot-dièse #Anti2010. Pour le psychiatre Jean-Paul Mialet, l’écran qui fascine et donne une illusion d’importance, est le premier responsable de cette violence.

Jean-Paul Mialet est psychiatre. Il a publié Sex Aequo, le quiproquo des sexes (Albin Michel 2011) et L’amour à l’épreuve du temps (Albin Michel 2018).

Stupeur et tremblement dans l’univers scolaire. Toute une génération d’écoliers, la génération 2010, celle qui rentre actuellement en sixième, est harcelée par ses aînés à travers les réseaux sociaux. Cette épidémie de cyber-harcèlement a conduit le ministre de l’Éducation en personne à descendre dans l’arène. Sur son compte Twitter, il contre le hashtag #Anti2010 qui a cumulé en quelques semaines 40 millions de vues, en proposant son opposé : #BienvenueAux2010 – avec l’espoir que les débordements s’apaiseront et qu’on n’entendra plus dans les cours d’école les plus jeunes se faire traiter de «petit 2010 de merde». La plateforme en ligne TikTok, très prisée des jeunes, a dû réagir d’urgence en supprimant vendredi dernier #Anti2010.

Le cyberharcèlement est un fléau qui mobilise l’éducation nationale par son ampleur (près de 12% des élèves

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