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samedi, août 13, 2022

La fin du masque à l’école primaire est bien accueillie à Aurillac (Cantal)

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Avec un taux d’incidence de 19 cas pour 100.000 habitants (*), le Cantal est l’un des départements où le SARS-CoV-2 circule le moins en France et devrait donc faire partie des territoires sans masque obligatoire, à l’école primaire, à partir du 4 octobre. Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, a en effet annoncé, mercredi dernier, que les écoliers des départements où le taux d’incidence est inférieur à 50 pour 100.000 pendant au moins cinq jours (*), n’auraient plus besoin de porter le masque à partir du 4 octobre.

Difficile de respecter les gestes-barrière pour les plus jeunes

Une nouvelle qui a de quoi réjouir les parents aurillacois, à l’image de Lamia, venue chercher son jeune garçon à l’école du Palais : « Je suis très contente de ce changement. J’ai regardé l’annonce à la télévision [mercredi] et j’attendais une mesure qui aille dans ce sens-là. Mon fils a six ans, il est en CP et le masque complique les apprentissages, surtout à ce niveau, pour la lecture notamment. C’est vraiment super cette annonce. »

D’autant plus qu’il semble difficile pour les plus jeunes écoliers de respecter les gestes barrière. « À cet âge-là, c’est très compliqué. Déjà que passer en CP est une étape difficile alors avec le port du masque qui est nouveau pour eux car ils ne le portaient pas en maternelle… En plus, ils le touchent beaucoup, le mettent un peu n’importe comment. Le masque ne signifiait pas grand-chose et ajoutait de la difficulté. J’espère que ça va suivre pour les collégiens et les lycéens. On a l’impression qu’on sort du Covid. »

Les deux filles d’Anaïs sont aussi en CP. La mère de famille partage l’avis de Lamia :

« Honnêtement, sans le masque, c’est mieux. Surtout qu’en CP, le son est important. Et puis, porter un masque toute la journée, déjà que pour les adultes c’est compliqué, alors pour les enfants… »

« C’est mieux pour les apprentissages »

Devant le même établissement, Marie-Agnès Roch attend son petit-fils. « Il est en CM1 et je n’ai rien contre cette décision, précise celle qui est également médecin. Il y a une baisse des chiffres qui est assez extraordinaire. Étudier sans masque, c’est mieux pour eux et pour la vie dans la classe. Et puis je vois beaucoup de nourrissons. Certains sont nés avec des masques tout autour. C’est mieux pour l’apprentissage de ne pas avoir de masque. »

Covid-19 : pourquoi le Cantal semble épargné par l’épidémie

Abel, son petit-fils est aussi de cet avis. « C’est bien, explique-t-il timidement. C’est mieux pour la vie de tous les jours à l’école. » Et cela pourrait éviter d’alourdir la « dette immunitaire », ajoute le Dr Roch : « Avec deux ans avec les masques, les enfants ont moins fait travailler leurs défenses immunitaires. Après ça, ils pourraient y avoir une explosion des pathologies virales. »

Père de Samuel, un élève de cours préparatoire de l’école Externat de l’enfant Jésus, Sébastien est plutôt conquis par la fin de l’obligation du masque : « Pour nous, les parents, la logistique sera plus simple. On n’aura plus à penser à mettre le masque dans le cartable. »

Mais il n’est pas seulement pragmatique : « Ils respireront mieux ! À cet âge-là, c’est dur les gestes barrière. Et puis, on appréhendait la venue de l’hiver. Samuel a des lunettes et avec le masque, il serait gêné par la buée. »

La communication dans la salle de cours devrait aussi être facilitée. « Ceux qui sont au fond de la classe, on ne les entend pas trop avec le masque », illustre Samuel qui devra sans doute apprendre à mieux chuchoter. « Quand on fait trop de bruit en bavardant, la maîtresse nous demande de baisser le masque et avec le masque baissé, elle reconnaît celui qui parle », rigole-t-il. 

Clément Bessoudoux

(* Données le 26 septembre ; 56 départements étaient concernés à cette date-là).

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