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samedi, août 13, 2022

«La France porte la honte d’avoir abandonné une partie des harkis, mais qui les a tués?»

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TRIBUNE – Rendre hommage à ceux qui se sont battus dans l’armée française, puis commémorer les 60 ans des accords d’Évian en mars prochain, est une contradiction absolue, souligne l’historien.

Chroniqueur au «Figaro Magazine», Jean Sévillia est membre du comité scientifique du «Figaro Histoire», ainsi que l’auteur de nombreux ouvrages remarqués. Dernier livre paru: «Les Vérités cachées de la guerre d’Algérie» (Perrin, «Tempus», 2021, 464 p., 9 €).

Demander pardon, au nom de la France, aux anciens harkis et à leurs descendants? On ne saurait trop se féliciter des paroles prononcées lundi par le chef de l’État, ni de son intention de confier au gouvernement la rédaction d’un «texte de loi de reconnaissance et de réparation» visant à «panser les plaies» qui doivent être «fermées par des paroles de vérité, gestes de mémoire et actes de justice». Mais rendre hommage aux harkis, ces musulmans qui avaient choisi la France contre le FLN et dont «l’honneur doit être gravé dans la mémoire nationale», comme l’a affirmé Emmanuel Macron, nécessitera de passer par la vérité historique. Or celle-ci bouscule la légende nationale, et met seulement en cause la France et les Français.

Au début de

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