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jeudi, août 11, 2022

La hausse du prix des carburants inquiète les professionnels de l’Allier et du Puy-de-Dôme

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Les hausses de prix du carburant impactent de nombreux professionnels dont la route fait partie de leur quotidien. Témoignages.

Christophe Bostvironnois – Compagnie Taxi 63 (Clermont-Ferrand)
« Notre activité est en train de reprendre, mais les aides sont arrêtées. Nous devons également payer les charges qui étaient suspendues depuis un an et demi en plus des actuelles. Et là, nous avons en plus à assumer cette hausse des tarifs du carburant. La situation est vraiment compliquée. Aujourd’hui, un plein représente 100 euros contre 70 euros il y a encore quelques mois. Nous faisons deux pleins par semaine. Nous aimerions passer à l’électrique ou l’hybride mais il faut savoir qu’à Clermont-Ferrand, il n’y a pas de bornes électriques disponibles. S’il pouvait déjà y en avoir dans des lieux où nous sommes amenés à attendre comme la gare ou l’aéroport… ».  

Le tarif réglementé du gaz bloqué jusqu’en avril et la hausse de l’électricité limitée à 4 %, annonce Jean Castex

Sébastien Giron – Dirigeant de Grand Tourisme Giron – transport de voyageurs (Cournon-d’Auvergne)
« Nous subissons cette hausse comme tous les professionnels de la route et cela représente forcément un impact significatif car il s’agit du deuxième ou troisième poste de coût de la société. Cela se ressent forcément dans la trésorerie. Depuis le mois d’avril, le gasoil a augmenté de 20 %, ce n’est pas rien et on ne peut pas vraiment répercuter cette augmentation sur nos prestations. En effet, pour ce qui concerne les marchés publics, il y a des indexations qui ont lieu qu’une seule fois par an. Pour le transport touristique, il est difficile d’agir sur le prix commercialement. Nous essayons de pallier la hausse avec différentes mesures. Nos conducteurs ont suivi une formation d’écoconduite. Nous utilisons du carburant plus additivé, plus propre, qui permet au véhicule de moins consommer. Ces mesures nous ont d’ailleurs permis d’obtenir un label environnemental. Nous pensons bien évidemment aux énergies alternatives, mais cette transition représente un coût. Il faut évidemment acheter les véhicules, former les mécaniciens à ces technologies et réhabiliter l’atelier. » 

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Grégory Pascal – Infirmier libéral (Clermont-Ferrand)  
« Cette hausse du carburant n’est clairement pas une bonne nouvelle car l’essence représente mon premier poste de dépense. Heureusement, récemment, j’ai changé de secteur et je réalise environ 60 km par jour. Avant, j’avoisinais les 120 km et je faisais un plein tous les trois jours… Comme j’exerce en ville, je ne peux facturer que 2,50 euros de frais de déplacement. Cette somme est la même depuis plusieurs années, donc les augmentations de carburant ne sont pas prises en compte. Mais les infirmiers libéraux qui exercent en milieu rural vont être encore plus impactés car ils effectuent beaucoup plus de kilomètres lors de leur tournée. Et les conséquences ne sont pas négligeables. En effet, il est possible que certains d’entre eux décident de ne plus couvrir les zones les plus isolées ou que les patients habitant dans celles-ci soient amenés à payer un supplément pour le déplacement. »   

La hausse des prix du carburant représente un impact conséquent pour les professionnels. 

Frédéric Framont- Dirigeant d’Ambulances Framont-Boufferet (Vichy)
« Nous possédons une centaine de véhicules et chacun roule en moyenne entre 7.000 et 8.000 km par mois. Le carburant représente donc notre deuxième poste de coût. En 2019, nous avons eu pour 330.000 euros de frais d’essence. Donc cette année, avec la hausse, le budget va exploser. De plus, les tarifs de nos prestations sont bloqués sur décisions nationales pour les ambulances et préfectorales pour les taxis. Ces hausses du prix du carburant ne sont donc pas indexées et en plus les tarifs n’ont pas bougé depuis deux ans. » 

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Eric Figlionlos – Dirigeant de Bourrat Distribution (Montluçon) 
Depuis plusieurs années, les professionnels du transport de marchandises ont la possibilité de mettre en corrélation leurs prix avec l’évolution du cours du gasoil. Cela nous permet effectivement d’éviter de gros soucis de trésorerie, même s’il peut y avoir un décalage d’un mois. En revanche, dès que les prix du pétrole s’affolent, nos conducteurs routiers sont beaucoup plus vulnérables car ils sont nettement plus victimes de vols de carburant sur les aires de repos des autoroutes. » 

Texte : Stéphanie Merzet 
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Photos : Franck Boileau
Infographie : François Mercat  

 

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