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mercredi, août 17, 2022

La ville de Montluçon (Allier) lance une consultation sur la création d’une police municipale

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Montluçon doit-elle se doter d’une police municipale ? C’est à cette question que la municipalité invite la population à répondre, d’ici à la fin du mois de novembre. Frédéric Laporte, le maire LR de la cité des bords du Cher (Allier), s’était engagé à conduire une consultation sur le sujet lors de la dernière campagne des élections municipales.

Des policiers armés ou non ?

Objectif : mesurer si oui ou non la ville doit sauter le pas. La consultation ne prend toutefois pas la forme d’un simple pour ou contre, mais se présente sous la forme d’un questionnaire en dix points.

Il est demandé aux participants de se positionner sur les « missions prioritaires que devrait exercer la police municipale », sur « les moments de la semaine où son action serait la plus propice », sur « les quartiers où son action serait prioritaire », ou encore sur son lieu d’implantation et ses effectifs (entre 1 et 5 agents, entre 6 et 10 ou entre 11 et 20 ?).

Enfin, il est également demandé de répondre à la très épineuse question de savoir si ces agents devraient être armés ou non ?

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Des radars routiers ou antibruit ?

La consultation pose aussi la question d’autres missions que pourraient avoir ces policiers municipaux : « intervenir sur les conflits de voisinage », « empêcher les rodéos urbains », « lutter contre le bruit et le tapage » ? Ou encore s’occuper de la « gestion des objets trouvés », « de la fourrière animale » ou de la « sécurisation des manifestations et des événements extérieurs » ?

La population est également interrogée sur trois questions plus générales : souhaite-t-elle que davantage de caméras soient déployées dans la ville ? Est-elle pour ou contre l’installation de radars routiers ou antibruit ? Et serait-elle pour la vidéoverbalisation des infractions routières et de stationnement ?

Pour Frédéric Laporte, les résultats de ce questionnaire n’auront de sens que si au moins 2.500 personnes y répondent, soit autant que celles qui avaient pris le temps de répondre à la consultation “Montluçon 2030”.

Aujourd’hui, on constate qu’il y a une demande de la population, souligne le maire. On va mesurer à quel niveau est justement cette attente. Si c’est une vue de l’esprit et que cela ne concerne que quelques dizaines de personnes dans quelques quartiers de la ville ou si elle est forte

Si le texte qui accompagne le questionnaire indique que « Montluçon doit se doter de policiers municipaux formés et habilités à exercer différents contrôles et interventions à partir de 2023 », notamment pour permettre « à la police nationale de concentrer ses moyens sur la lutte contre les trafics de drogue et la protection des biens et des personnes », le maire se montre plus mesuré dans ses propos.

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« Je continue de considérer que la sécurité doit être assurée par l’État et qu’il est fortement dommageable qu’on pousse les collectivités à assurer tout ce qui est régalien… Cela dit, toutes les villes de plus de 30.000 habitants dirigées par un maire de droite ou de centre-droit ont une police municipale. Je n’ai pas la prétention d’être le seul à avoir raison et c’est pour cela que nous lançons cette consultation, parce qu’un élu est là pour mener la politique que souhaite la population. »

Pas avant 2023

Frédéric Laporte n’avance pour l’heure à aucune date pour le rendu du questionnaire. Une chose est sûre, si une police municipale doit voir le jour à Montluçon, ce ne sera pas avant 2023, le temps de recruter et de former des agents.

Le questionnaire a été mis en ligne sur le site de la ville (montlucon.com) et existe également en version papier dans le dernier numéro du magazine municipal Montluçon notre ville (n° 691). Il est aussi disponible à la cité administrative, à l’hôtel de ville et au pôle Michelet. Il est à retourner soit au sein de l’un de ces trois sites où une urne est prévue à cet effet, soit par courrier directement à la cité administrative. La consultation est ouverte jusqu’au 30 novembre prochain.

Michaël Nicolas

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