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lundi, août 15, 2022

Le service radiologie de l’hôpital de Montluçon (Allier) va tourner au ralenti jusqu’en janvier 2022

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Ce Montluçonnais, qui devait passer une IRM (Imagerie par résonance magnétique) à l’hôpital public de Montluçon, est amer. Son médecin l’a orienté vers les centres hospitaliers de Guéret, Saint-Amand-Montrond, Vichy ou Clermont-Ferrand. « À Montluçon, les IRM sont suspendues jusqu’en janvier 2022 » pour les patients extérieurs à l’hôpital, lui a-t-on indiqué.

Un tiers du service en arrêt maladie

Comme nous le relations dans le journal du 17 septembre, un tiers des vingt-et-un manipulateurs radio du service radiologie sont actuellement en arrêt maladie. Conséquence : les plages d’ouverture du service sont réduites, les urgences sont privilégiées et les personnes venant de l’extérieur de l’hôpital sont invitées à se rendre ailleurs.

Contactée ce lundi 4 octobre, la direction de l’hôpital reconnaît un dysfonctionnement et confirme que cette perturbation durera jusqu’à la fin de l’année 2021, étant donnée la durée des congés maladie.

Vaccination obligatoire des soignants : une recrudescence d’arrêts maladie constatée à l’hôpital de Montluçon (Allier)

Vaccination obligatoire

La survenue de cette interruption partielle de l’activité du service d’imagerie médicale interroge puisqu’elle intervient au moment où l’obligation vaccinale entre en vigueur pour le personnel des hôpitaux. « Cela s’appelle un refus de soin », enrage le patient qui a contacté La Montagne, supposant que les arrêts maladie des manipulateurs radio « sont liés à leur non-vaccination ». Un lien que ne fait pas la directrice de l’hôpital, Bernadette Mallot.

Fatigue du personnel

De son côté, la syndicaliste Catherine Dutheil (Force ouvrière) indique qu’il faut chercher ailleurs les raisons de ce dysfonctionnement. « Les gens en arrêt maladie ont été contrôlés et il s’avère que ces arrêts sont justifiés. C’est un service où il y a eu beaucoup de départs, d’arrêts non remplacés (la pénurie de manipulateurs radio est un problème national, NDLR), et les manipulateurs sont épuisés psychologiquement et physiquement. La pression pour se faire vacciner a été la goutte qui a fait déborder le vase. »

L’exemple des mammographies

Pour les patients, c’est la double peine après l’épidémie de coronavirus, notamment pour les mammographies. « Aujourd’hui, elles ne se font plus à l’hôpital par manque de personnel. Le secteur privé est du coup débordé. Avant, il fallait quinze jours pour avoir un rendez-vous, le délai est aujourd’hui de trois mois », regrette par exemple Josiane Borg, présidente d’Entraide cancer du sein.

Guillaume Bellavoine

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