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lundi, août 15, 2022

«Nous serons de plus en plus livrés à nous-mêmes», juge Clément Beaune

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Le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes considère que cette crise doit servir d’électrochoc à l’Europe.

Après la crise, la remise en question ? Au terme d’une semaine de tensions autour des sous-marins australiens, Emmanuel Macron et Joe Biden se sont entretenus au téléphone jeudi dernier pour désamorcer la crise diplomatique, promettant de rétablir la confiance entre Paris et Washington.

Il y a quelques jours, dans une interview au journal Le Monde , Florence Parly, la ministre des armées, regrettait que «l’Europe compte de moins en moins» . Dans un entretien accordé ce dimanche au JDD , Clément Beaune, le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, livre un constat similaire. «L’Europe a profondément changé (…). Nous ne sommes plus les herbivores de la mondialisation. Les Européens ne tendent plus la joue quand on les gifle», explique-t-il.

Solidarité entre les états membres

Selon lui, certains alliés pensent «que la parole engagée vis-à-vis d’un grand pays européen ne vaut rien.» Les Européens doivent donc «prendre conscience que leurs intérêts se définissent à Bruxelles et dans les autres capitales européennes, pas à Washington». «Qu’il s’agisse récemment de l’Afghanistan ou des sous-marins australiens, nous ne devons pas nous lamenter d’avoir été « mal‑ traités »», juge Clément Beaune.

«Nous serons de plus en plus livrés à nous-mêmes», considère le secrétaire d’État, qui estime que cette crise a révélé la solidarité existante entre les États membres de l’Union européenne. «Assez rapidement, au plus haut niveau, de nombreux pays se sont exprimés. Les déclarations allemandes ou italiennes sont très claires : quand un problème de cette nature touche la France, c’est un camouflet européen», se félicite-t-il.

S’il estime que la relation avec l’historique allié américain reste «nécessaire», il juge que désormais, l’Europe doit régler «sa relation avec l’extérieur». «Qu’il s’agisse des migrations, de la défense, de la régulation des grandes plateformes numériques ou du climat. Nous ne pouvons pas attendre des autres de définir cette relation», conclut-il.

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