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samedi, août 13, 2022

«Police des grains» ou chèque énergie: une même obsession

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ANALYSE – Les gouvernements observent les prix de l’énergie avec une nervosité identique à celle des contrôleurs généraux des finances d’autrefois.

«Le blé peut être regardé comme une production du sol, et sous cette vue, il appartient au commerce et à la législation économique. Ensuite il doit être regardé comme la matière de première nécessité et le premier soin dans l’ordre civil des sociétés, et sous ce point de vue, il appartient à la politique et à la raison d’État.» Jean Castex pourrait reprendre à son compte, au sujet de l’énergie, ce propos de l’économiste napolitain Ferdinando Galiani, datant du vaste débat sur la libéralisation du commerce des grains qui enflamma les salons parisiens dans les années 1770.

Soumis, aujourd’hui comme hier, aux aléas climatiques et à la spéculation, les prix du blé continuent de varier fortement. Les envolées ne se traduisent toutefois plus, du moins en France, par des famines mais par des augmentations de quelques centimes d’euros du prix de la baguette ou du paquet de pâtes. Depuis 1847, le pays n’a plus connu de disette. Et c’est sans doute le signe le plus solide de son développement économique.

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