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samedi, août 13, 2022

possible report des élections présidentielle et législatives, selon le premier ministre

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Les élections présidentielle et législatives, prévues au Mali début 2022, pourraient être reportées de quelques semaines ou mois a affirmé dimanche à l’AFP le premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga. «Est-ce que cela se tiendra le 27 février, ou (cela sera-t-il repoussé) de deux semaines, de deux mois, de quelques mois, nous le dirons», a affirmé le chef du gouvernement. Un agenda détaillé, a-t-il précisé, sera décidé à l’issue des Assises nationales qui se tiendront d’ici fin octobre. «L’essentiel pour nous (est) de tenir des élections qui ne seront pas contestées», a souligné le Premier ministre.

Après un deuxième coup d’Etat par le junte militaire en mai dernier, la Cédéao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) avait imposé un calendrier électoral prévoyant une présidentielle et des législatives au Mali fin février, début mars. Des exigences fixées «sans se poser les questions de quelles sont les étapes pratiques qu’il faut franchir pour y arriver», a pointé Choguel Maïga.

«Il vaut mieux organiser des élections apaisées, reconnues par tous, plutôt que d’organiser des élections avec des contestations», a-t-il justifié. «Nous avons décidé d’être pragmatiques, d’être réalistes, c’est très important d’être réalistes en politique, d’être chevillés à l’opinion publique nationale qui est aujourd’hui en faveur d’élections crédibles et apaisées», a fait valoir le responsable civil malien, qui a pris ses fonctions en juin au terme d’un deuxième coup d’Etat militaire survenu au Mali en moins d’un an.

Avec le départ de Barkhane, «chercher des alternatives»

Après une diatribe samedi à l’ONU à l’égard de la France, qui aurait selon lui «abandonné le Mali en plein vol» en décidant unilatéralement de retirer ses troupes de l’opération Barkhane, le Premier ministre a démenti tout «discours de rupture». «Nous avons un accord écrit» avec la France, «on ne peut s’en désengager sans même nous aviser», a asséné Choguel Kokalla Maïga. La France a pris sa décision «au motif que le gouvernement dialoguait avec les terroristes» alors que «c’est une demande forte du peuple malien», s’est insurgé le Premier ministre.

Interrogé pour savoir s’il avait une ligne rouge pour ne pas parler à certains des groupes terroristes les plus radicaux, il a répondu: «Nous ne nous interdisons de parler avec personne, sauf qu’il y a des choses qui ne sont pas négociables, l’unité nationale, la souveraineté de l’Etat malien sur l’ensemble de son territoire, l’intégrité du territoire national et la forme républicaine et laïque de l’Etat».

«Tout ce débat autour de Wagner relève pour l’instant des rumeurs», tout comme le financement de ces groupes par des ressources minières, a-t-il affirmé. Mais «lorsque des zones sont abandonnées, qu’est-ce qu’il nous reste? Chercher des alternatives», a fait valoir Choguel Kokalla Maïga, en évoquant implicitement des négociations avec des sociétés paramilitaires russes, comme confirmé samedi par le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. «Lorsque nous conclurons un accord», avec un «Etat ou quelconque partenaire», «nous n’aurons aucune honte de le rendre public», a précisé le Premier ministre. Toutefois, «nous en sommes au stade des rumeurs et souvent même de la désinformation», a-t-il souligné.

À voir aussi – Le Mali accuse la France «d’un abandon en plein vol» après sa décision de retrait de la force Barkhane

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