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mercredi, août 10, 2022

Présidentielle 2022 : le maire de Grenoble, plutôt soutenu dans le Puy-de-Dôme, ne sera pas au second tour de la primaire écologiste

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Ce sera sans le maire de Grenoble Eric Piolle. Le second tour de la primaire écologiste verra s’opposer l’eurodéputé Yannick Jadot à l’économiste Sandrine Rousseau.

En vue des élections présidentielles 2022, ce dimanche 19 septembre était le dernier jour de vote pour le premier tour de la primaire écologiste, exprimé en ligne depuis jeudi.

Une vraie surprise dans la région, où les militants avaient fait leur choix avec, d’un côté, un soutien au maire de Grenoble et, de l’autre, un soutien à Yannick Jadot.

Cinq prétendants étaient en lice ce dimanche : l’eurodéputé Yannick Jadot, le maire de Grenoble Eric Piolle, l’économiste Sandrine Rousseau, la députée Delphine Batho et l’entrepreneur Jean-Marc Governatori.

Les résultats :
Yannick Jadot, 27,70 % – 29.534 voix
Sandrine Rousseau 25,14 % – 26.801 voix
Delphine Batho 22,32 % – 23.801 voix
Eric Piolle 22,29 % – 23.767 voix
Jean-Marc Governatori 2,35 %  – 2.501 voix

Le vote s’est terminé à 17 heures. Quelques minutes plus tard, Nicolas Bonnet, porte-parole d’EELV (Europe écologie les verts) dans le Puy-de-Dôme, a répondu à nos questions :

Quel est votre sentiment quelques minutes après l’annonce des résultats ?

« Déjà que ce premier tour de la primaire est un succès. Dans son organisation, dans la tenue et la qualité des débats, dans la diversité des candidatures. Et dans le nombre d’inscrits pour voter ».

Au niveau national, 122.675 personnes s’étaient inscrites pour voter, un record de participation pour une primaire écologiste. Le précédent était de 32.000 personnes en 2011 (ici).
Parmi ces inscrits, 106.622 personnes ont participé depuis jeudi, soit un taux de participation de 86,91 %.

« Afin de faire grimper ce chiffre dans le Puy-de-Dôme, j’ai, avec des membres d’Europe écologie les verts et de Génération.s, notamment arpenté les allées du jardin Lecoq afin de faire connaître ce rendez-vous électoral et encourager le plus grand nombre à participer au débat.

Je n’ai pas de chiffres locaux du nombre d’inscrits, mais j’ai le sentiment
que nous avons su mobiliser.
Notamment chez les jeunes. Il y a un intérêt pour les questions de l’écologie, il y a des candidatures diverses, le vote est ouvert

Pour moi, c’est important et cela assoit la légitimité du candidat qui sortira de ces primaires. Il sera en capacité de rallier à sa cause le candidat PS, et non l’inverse ».

Il n’y a donc pas que des militants parmi ces inscrits, est-ce que cela a pu jouer dans le résultat du vote ?

« Effectivement, nous avons mobilisé des citoyens, des sympathisants… bien au-delà de nos chiffres d’encartés à EELV. Sans doute, cela a joué.

Sandrine Rousseau est très engagée dans des milieux associatifs, notamment pour la cause des femmes et la défense des droits des LGBT. Elle a pu mobiliser fortement.

Mais je relève surtout que nous avons quatre candidats dont les résultats se tiennent dans un mouchoir de poche. Nous attendions sans doute Yannick Jadot plus haut et Delphine Batho moins haut. Et, ici, dans le Puy-de-Dôme, par exemple, je ne connais aucun soutien de Sandrine Rousseau ».  

Les militants membres de l’un des cinq mouvements du pôle écologiste représentent moins de 14 % des inscrits au vote de la primaire écologiste.

Quels sont les enjeux du second tour dans le Puy-de-Dôme ?

« Un second tour doit se tenir du 25 au 28 septembre. Nous allons en discuter très vite. Des discussions vont déjà avoir lieu au niveau national. 

Au niveau local, nous ne pouvons plus mener d’action pour inciter à s’inscrire puisque les listes électorales ne peuvent plus bouger ».

La question du report de voix se pose…

« Oui. C’est la grande incertitude de ce soir. Même si nous avons deux candidats qui ne mettent pas en avant les mêmes arguments, ils sont tous les deux de gauche. L’un a une notoriété et vise un large rassemblement. L’autre est moins connue, mais a su amener des arguments très construits qui ont su séduire. Elle s’est révélée là où Yannick Jadot est plus attendu ».

premium Les Écologistes appellent les citoyens à prendre part au débat dans le Puy-de-Dôme

Eric Piolle, le maire de Grenoble, était considéré comme le seul rival véritable de Yannick Jadot ces derniers mois. Il a rassemblé 23.776 voix au total, dont sans doute beaucoup dans sa région, l’Auvergne-Rhône-Alpes. Où vont aller ces voix ? C’est une grande inconnue ce soir

Eric Piolle maire EELV de Grenoble. Photo Laurent Bernard

Cécile Bergougnoux

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