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mercredi, août 17, 2022

Pyongyang tire un projectile et affirme son droit à tester des armes

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L’ambassadeur nord-coréen auprès de l’Onu, Kim Song, a affirmé mardi que son pays avait le «droit légitime» de tester des armes et de «renforcer (ses) capacités de défense».

La Corée du Nord a tiré un «projectile non identifié» dans la mer au large de sa côte orientale, a annoncé mardi 28 septembre l’armée sud-coréenne, au moment même où Pyongyang affirmait devant l’Onu son «droit légitime» à tester des armes. Aucun autre détail n’a été pour l’heure divulgué par les chefs d’état-major interarmées de la Corée du Sud.

Dans le même temps, l’ambassadeur nord-coréen auprès de l’Onu, Kim Song, a affirmé que son pays avait le «droit légitime» de tester des armes et de «renforcer (ses) capacités de défense». «Personne ne peut nier notre droit à la défense légitime», a insisté le diplomate nord-coréen à l’Assemblée générale des Nations unies, en réclamant aux États-Unis de cesser leur «politique hostile» à l’égard de son pays. Il s’agit du troisième tir effectué par la Corée du Nord ce mois-ci. Le premier avait impliqué un missile de croisière à longue portée et le deuxième des missiles balistiques à courte portée.

Ce lancement intervient quelques jours après que Kim Yo Jong, l’influente sœur du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, eut laissé entrevoir la possibilité d’un sommet entre les deux Corées, tout en exigeant au préalable que Séoul abandonne sa «politique hostile». Ces remarques répondaient à de récents appels du président sud-coréen Moon Jae-in à déclarer une fin officielle au conflit intercoréen de 1950-53 qui s’est terminé par une trêve, et non par un traité de paix, laissant les deux parties techniquement en guerre depuis plus d’un demi-siècle. Le lancement du «projectile» intervient par ailleurs le jour de l’ouverture d’une session de l’Assemblée suprême du peuple, le parlement nord-coréen.

On dirait que la Corée du Nord veut tester la sincérité de Séoul pour ce qui est de sa volonté d’améliorer les liens intercoréens. »

Yang Moo-jin

Washington a condamné ce nouveau tir dans la soirée, tout en appelant Pyongyang au dialogue. «Les Etats-Unis condamnent le lancement d’un missile», a indiqué le département d’Etat dans un communiqué. «Ce lancement constitue une violation des multiples résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu et représente une menace pour les voisins (de la Corée du Nord) et la communauté internationale» .

«On dirait que la Corée du Nord veut tester la sincérité de Séoul pour ce qui est de sa volonté d’améliorer les liens intercoréens», et pour mettre officiellement fin à la guerre de Corée», explique Yang Moo-jin, professeur à l’Université des études nord-coréennes. «Pyongyang va surveiller et étudier la réaction de Moon après le lancement d’aujourd’hui et prendre des décisions» sur d’éventuelles mesures de détente, a-t-il ajouté.

Pyongyang est actuellement plus que jamais isolé depuis la fermeture de ses frontières en début d’année dernière pour empêcher la propagation du coronavirus. Ses pourparlers avec les États-Unis sont dans l’impasse depuis l’échec du sommet de 2019 à Hanoï entre Kim Jong Un et le président américain de l’époque Donald Trump. Depuis l’arrivée de Kim Jong Un à la tête du pays, les programmes en matière d’armement ont progressé, mais Pyongyang n’a procédé à aucun essai nucléaire ou tir de missile balistique intercontinental depuis 2017.

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