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lundi, août 15, 2022

Quel visage pour le Cantal en 2030 ?

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Le futur du Cantal se décide maintenant. C’est la mission qu’a confiée Bruno Faure (LR), le président du Département, à ses services et aux élus, vendredi 17 septembre, à Aurillac, lors d’une session « fondatrice » selon ses mots.

« Je vous propose un projet pour le Cantal, pour la prochaine décennie, qui stimule l’innovation, valorise les richesses du territoire mais aussi qui garantisse les solidarités sociales, territoriales et humaines tout en assurant une transition climatique respectueuse de notre patrimoine, en fédérant les énergies et les compétences. Je compte sur votre investissement et votre capacité de proposition. »

Cinq engagements : « attractif, connecté et ouvert, au cœur des solidarités, innovant et responsable »

Bruno Faure a décliné son projet stratégique articulé autour de cinq engagements : « Un Cantal attractif pour ses habitants et les nouveaux arrivants, connecté et ouvert, au cœur des solidarités pour accompagner les Cantaliens dans leur épanouissement au quotidien dans un territoire où il fait bon vivre, innovant et responsable ». Des priorités qui devront prendre en compte également les trois grands objectifs de la feuille de route qu’il a présentée, lors de son installation, en juillet dernier, à savoir « l’attractivité avec la reconquête démographique et l’objectif des 150.000 habitants d’ici à une quinzaine d’années, la transition écologique et l’innovation ».

Bruno Faure (Les Républicains), réélu président du Département du Cantal

Mais pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient. « Nous ne partons pas d’une feuille blanche », a rappelé Vincent Descœur (majorité départementale), ancien président de la collectivité, qui, sous son mandat, a œuvré pour améliorer la notoriété de la marque Cantal.

Déjà des atouts

« Aujourd’hui, le Cantal a des atouts », énumère Bruno Faure : un solde migratoire positif depuis une dizaine d’années avec entre 300 et 400 habitants supplémentaires par an « mais qu’il faudrait doubler, voire tripler pour inverser la courbe du solde naturel, négatif, lui » ; un patrimoine environnemental, bâti ou encore gastronomique ; une agriculture raisonnée avec plus de 5.600 exploitations (12 % des emplois du département) ; le tourisme, « la deuxième activité économique du département » ; des formations supérieures dont l’IUT et le Campus connecté ; un incubateur dédié à l’innovation dans la filière agricole ; la station de ski du Lioran ; un Grand site de France avec le puy Mary ; des lacs de baignades ; 92 % des habitations raccordables à la fibre au plus tard fin 2022 ; une liaison aérienne quotidienne vers Paris ; une plateforme Agrilocal pour favoriser les circuits courts et de proximité… « Une dynamique territoriale qui devra être poursuivie et être connue au-delà des frontières du Massif central ! » insiste Bruno Faure. Encore plus au moment « où le Covid-19 a mis à mal le statut de la ville providence », insiste Didier Achalme, vice-président en charge de l’attractivité.

Ce qu’il faut retenir du vote du budget primitif 2021 du Département du Cantal

La gauche « réservée » sur la méthode

Le groupe d’opposition d’union des gauches, lui, a préféré s’abstenir.

« On ne peut qu’être d’accord avec les cinq engagements, mais nous avons des réserves sur la méthode. Vous avez parlé d’un plan d’action, mais nous manquons d’éléments, on ne sait pas vers où on va et avec quels moyens »

Valérie Rueda (Union des gauches)

Son collègue Stéphane Fréchou (EELV) a, lui, prévenu, Bruno Faure : « En matière de transition climatique, la politique des petits pas ne suffit plus ».

Une mise en œuvre dès les orientations budgétaires 2022

« Mais c’est justement à vous, élus, de vous associer aux travaux à travers les différentes commissions dès la fin du mois », leur a répondu Bruno Faure, « afin que nous puissions mettre en œuvre nos ambitions lors des orientations budgétaires 2022 ».
De son côté, Céline Charriaud, dont le groupe Rassemblement et ouverture pour le Cantal, a approuvé le projet, a salué la méthode, « qui laisse à chacun la possibilité de s’exprimer. »
Reste maintenant aux élus à définir des plans d’action, qui devront également, avant de revenir devant l’assemblée départementale, être passés au tamis de la commission des finances. Car si un haut niveau d’investissement devra être maintenu, selon Bruno Faure, il faudra aussi concilier tout cela avec « une gestion financière saine et rigoureuse ». Les prochaines semaines s’annoncent studieuses.

Emmanuel Tremet

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