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vendredi, juillet 1, 2022

Rendre hommage aux victimes, oui, mais à toutes les victimes»

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FIGAROVOX/ENTRETIEN – En reconnaissant des «crimes inexcusables» commis selon lui par la République contre les manifestants algériens le 17 octobre 1961, Emmanuel Macron a une lecture partielle de l’Histoire, souligne l’historien, et n’aide pas les personnes d’origine algérienne vivant en France à s’intégrer.

LE FIGARO. – Le président a reconnu samedi les «crimes inexcusables» commis selon lui par la République contre les manifestants algériens, le 17 octobre 1961 à Paris. Pourquoi a-t-il tenu ces propos ?

Jean SÉVILLIA. – Il faut replacer ces propos dans un contexte plus large. Emmanuel Macron avait déjà annoncé qu’il tiendrait compte des recommandations du rapport Stora, publié en janvier 2021, sur les harkis, les événements du 17 octobre 1961, et l’anniversaire des accords d’Evian, en mars 2022.

La logique du président de la République est mystérieuse, il fait du «en même temps». D’un côté, il rend hommage aux harkis – victimes d’une réelle injustice -, insiste sur la nécessité de leur donner une place dans la mémoire nationale et, de l’autre, il semble donner de l’eau au moulin de la version officielle du 17 octobre 1961, celle du FLN et des amis du FLN en France. Où est la logique ? Je n’ai pas la réponse, et les spécialistes de la guerre d’Algérie que je rencontre non plus.

J’y

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