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lundi, août 15, 2022

«Requiem pour un Mers el-Kébir industriel»

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CHRONIQUE – À la configuration de guerre froide qui se met en place dans le Pacifique répond le vide de sécurité créé par la double implosion de l’Otan et de la défense européenne.

Le naufrage orchestré par les États-Unis du «contrat du siècle» conclu par la France et l’Australie sur la vente de douze sous-marins Barracuda a ouvert une crise diplomatique sans précédent depuis la décision du général de Gaulle de se retirer du commandement militaire intégré de l’Otan en 1966. Sous le contentieux commercial et industriel sont en jeu la réorganisation des priorités stratégiques et l’avenir des alliances dans un monde qui bascule vers l’Asie et que le totalitarisme chinois entend dominer. Sous l’humiliation infligée à la France pointe la marginalisation de l’Europe, exclue de l’accord Aukus au profit du Royaume-Uni.

Le «contrat du siècle» n’était qu’un accord-cadre comportant plusieurs phases avec autant de possibilités de sortie pour l’Australie, et non pas un engagement ferme portant sur 56 milliards d’euros. L’Australie n’a respecté ni son esprit ni sa lettre. Mais la France a cumulé comme souvent excès de communication politique et déficit de gestion opérationnelle

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