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samedi, août 13, 2022

Suspecté d’une violente agression au couteau à Clermont-Ferrand, il est relaxé par le tribunal

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Lorsque les services de secours sont appelés à intervenir, vers 23 heures, le 9 août, dans le secteur de la place Delille, dans le centre de Clermont-Ferrand, ils découvrent un homme présentant trois plaies saignantes au niveau de l’abdomen, du torse et de la fesse. La victime est immédiatement évacuée vers le CHU Gabriel-Montpied et s’en tirera avec vingt-et-un jours d’ITT.

Clermont-Ferrand : l’auteur présumé de l’agression au couteau incarcéré dans l’attente de son jugement

Pendant ce temps, les enquêteurs du commissariat central commencent leurs investigations afin de comprendre les circonstances dans lesquelles est intervenue cette violente rixe.

Des témoignages de riverains permettent notamment d’identifier une Renault Clio suspecte, repérée sur les lieux de l’agression. Ce véhicule sera localisé deux jours plus tard, dans les rues de Clermont-Ferrand, par un équipage de police, qui procédera à l’interpellation de son conducteur, un Algérien de 28 ans. Il sera ensuite formellement désigné par l’homme blessé au couteau – lui aussi de nationalité algérienne – comme étant son agresseur

Il dit connaître la victime « de vue »
et avoir assisté à la rixe « de loin »

Mais le mis en cause, s’il reconnaît avoir été présent dans le secteur où s’est produite l’agression (entre le boulevard Trudaine et les rues de l’Observatoire et Neyron), à laquelle il aurait assisté « de loin », et connaître la victime « de vue », il nie cependant être impliqué dans la bagarre. Ses dénégations ne l’empêcheront pas d’être placé en détention provisoire, le 13 août, dans l’attente de son jugement, dans le cadre d’une comparution à délai différé (*).

« Votre présence, tout près du lieu où s’est déroulée la rixe, ce 9 août, est pour le moins intrigante » 

clémence cirotte (Présidente du tribunal correctionnel clermontois)

Ce mercredi, devant le tribunal correctionnel, l’agresseur présumé, assisté d’une interprète, a campé sur ses positions, avant que l’avocat de la partie civile (la victime n’était pas présente à l’audience), Me Jérémy Beranger, n’évoque « une expédition punitive aux motifs particulièrement nébuleux, mais dont l’auteur – l’homme présent dans le box – a été clairement désigné par la victime ».

Pour le procureur de la République, Anne-Claire Garraud, « le lien entre l’agresseur et la victime sont établis et tout un faisceau d’indices désigne clairement le prévenu, qui n’apporte aucune explication crédible, comme étant bien l’auteur des faits ». Elle a requis dix-huit mois de prison, avec maintien en détention.

« Une procédure inadmissible »

La réplique n’a pas tardé, du côté de la défense, assurée par Me Naïma Hizzir. Elle a déploré « une procédure inadmissible, dans laquelle strictement rien n’a été fait, au niveau de l’enquête, pour asseoir une quelconque certitude ». Elle a plaidé une relaxe.

Le tribunal l’a suivie et relaxé le jeune homme, qui a pu quitter, libre, le centre pénitentiaire de Riom dans la soirée.

Christian Lefèvre

(*) Ce délai a été mis à profit pour procéder à l’analyse de taches de sang découvertes dans la Clio et sur l’une des chaussures du suspect. Il s’est avéré qu’elles n’avaient aucun lien avec l’agression.

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