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mercredi, août 17, 2022

Une femme enceinte de huit mois victime de violences conjugales dans l’Allier

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Victime de coups répétés, cette femme a fini par dire stop. Dimanche 26 septembre, enceinte de leur deuxième enfant, elle a reçu de son partenaire des coups de poing dans le dos et à la mâchoire. Parmi d’autres violences.

Plus tôt dans leur relation, cette Bourbonnaise a raconté avoir été victime d’étranglements, de menaces, d’insultes ou de violences sexuelles, de la part de cet homme de 40 ans, souvent sur fond d’alcool.

Le couple s’était rencontré, en mai 2019, en discothèque, avait emménagé ensemble au bout de trois semaines et avait eu un premier enfant l’an dernier. Tout se passait bien au début, a témoigné la compagne, jusqu’au jour où elle a été infidèle et a reçu les premiers coups.

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Des violences physiques et psychologiques

Sous sa férule, elle n’avait pas le droit de mettre des talons, de se maquiller ou encore de regarder d’autres hommes. Dans les soirées, quand elle disait un mot de travers, elle était frappée au moment de reprendre la voiture, a-t-elle expliqué.

Le parquet a parlé de violences psychologiques, faite d’une emprise au quotidien, d’une emprise financière (toutes les aides sociales étaient versés sur le compte du prévenu) et d’une emprise sexuelle.

Des premières  plaintes en 2020

Il y a un an, elle avait déjà porté plainte pour des violences conjugales à deux reprises avant de se raviser et retirer les plaintes. Aucune investigation n’avait été entreprise, s’est étonné, hier, la présidente du tribunal. « Les éléments étaient pourtant alarmants à l’époque », a appuyé Me Maryline Diat, avocate de la victime.

Ce Kosovar, père de huit enfants, a déjà été condamné en 2013 pour des faits similaires à l’encontre d’une autre femme.

Pour se défendre, il a nié la plupart des violences. Il a déclaré avoir été lui-même victime des coups de sa compagne. Il a été condamné, mercredi, à vingt-quatre mois de prison dont dix-huit mois assortis d’un sursis probatoire de deux ans, avec notamment l’interdiction d’entrer en contact avec la victime. Il est également maintenu en détention.

Guillaume Bellavoine

Tél. 3919. Les femmes victimes de violences peuvent contacter ce numéro d’urgence, gratuit et anonyme, accessible 7 jours sur 7.

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