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mercredi, août 10, 2022

Violente bagarre dans un bar du Puy-de-Dôme en 2012 : « Pas venus pour faire la guerre »

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Ils ont déboulé sur le parking de l’établissement au frein à main. L’arrivée de ces habitués d’un établissement de nuit d’Aubière, le 19 octobre 2012, ne passe pas inaperçue. Ils entendent bien fêter l’anniversaire de l’un d’eux comme il se doit. 

Les cinq prévenus, âgés de 27 à 36 ans aujourd’hui, sortent des véhicules avec d’autres amis. Le portier, qui ne travaille dans le bar que depuis seulement quelques jours, refuse de les faire entrer. Il faut dire que les clients, fortement éméchés, sont habillés en jogging. Pas vraiment raccords avec la « tenue correcte exigée ». 

« On est arrivé en bon citoyen »

Le videur tente tant bien que mal de contenir les excités. Le patron sort pour tenter de calmer le jeu. Mais ses adversaires ne l’entendent pas de cette oreille. Certains parviennent à pénétrer à l’intérieur et l’esclandre ne fait que commencer. 

Le portier est acculé dans la remise et littéralement passé à tabac. Il va perdre connaissance, victime de fractures aux visages, des dents cassées, un traumatisme crânien… Ce soir-là, il a failli perdre la vue. 

Le patron n’est pas en reste question blessures. Il se fait asperger par sa propre bombe lacrymogène que lui a subtilisé l’un des protagonistes et il est ensuite roué de coups, à l’image de son employé. 
La police arrive mais certains des agresseurs arrivent à prendre la fuite. 

Au terme d’une longue information judiciaire, cinq d’entre eux sont renvoyés à la barre du tribunal correctionnel. Les Puydômois nient les faits de violences. « On est arrivé en tant que bons citoyens, on n’est pas venus pour la guerre. On n’était pas venus pour en découdre. Il n’y a pas que des vérités dans ce qu’il dit (le patron) », affirme l’un d’eux. « Peut-être parce que j’étais en survêtement, le patron m’a défoncé », ajoute un autre prévenu. 

« Les victimes sont encore tétanisées »

Le banc des parties civiles est vide. Ce que ne manque pas de souligner le ministère public : « Les victimes sont encore tétanisées. S’ils ne sont pas là, c’est qu’ils ont peur. »

« Il ne faut pas accabler plus que de raison les prévenus, ils ne sont pas venus en escouade. On ne voulait plus d’eux dans cet établissement, c’est tout », plaide l’avocat de la défense, Me Mohamed Khanifar.

Le tribunal condamne trois d’entre eux à dix-huit mois de prison ferme, dont douze avec sursis probatoire. Les deux autres prévenus écopent de dix-huit mois et douze mois avec sursis probatoire. 

Julien Moreau

690 pieds de cannabis saisis à Gerzat (Puy-de-Dôme)

 

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