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mercredi, août 10, 2022

Zemmour enregistre une forte poussée, Le Pen s’affaiblit et Macron se maintient

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SONDAGE – Si le duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen n’est pas encore remis en cause, la candidate soutenue par le RN chute de six points en un mois.

À moins de sept mois de l’élection présidentielle, l’incertitude règne. Selon notre nouveau sondage Ifop Fiducial réalisé pour Le Figaro et LCI, les courbes, plutôt stables jusque-là, sont percutées par un invité surprise : Éric Zemmour. Testé à 7% dans notre dernière étude du mois de septembre, le polémiste enregistre une poussée nette en étant crédité de 12 à 15% des intentions de vote selon les hypothèses à droite.

«Cette pré-campagne est accélérée par le phénomène Zemmour, qui est bel et bien un phénomène et non une construction médiatique», observe Frédéric Dabi, directeur de l’Ifop. «C’est une percée inédite à six mois du vote de la part de quelqu’un qui n’appartient pas au sérail politique et qui n’est toujours pas candidat», complète-t-il.

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Marine Le Pen «n’est pas en dynamique»

Dans son ascension, l’ancien journaliste affaiblit à la fois Marine Le Pen et la droite en captant 18% de l’électorat lepéniste de 2017, et 24% de l’électorat filloniste. «Globalement, on est plutôt sur un électorat de droite traditionnelle : personnes âgées, retraités et diplômés», commente Frédéric Dabi.

Conséquence pour la candidate soutenue par le Rassemblement national : Marine Le Pen chute de six points en seulement un mois et passe sous la barre symbolique des 20%. Seul le scénario – qui semble peu probable – où Éric Ciotti serait le candidat des Républicains lui permet de se maintenir à 21%. La prétendante reste en tête des adversaires d’Emmanuel Macron et son duel avec ce dernier n’est pas remis en question. Mais l’ancienne présidente du parti à la flamme «n’est pas en dynamique», comme le relève le directeur de l’Ifop.

Emmanuel Macron conserve en revanche largement sa position de favori. Avec 24 à 27% des intentions de vote, le locataire de l’Élysée fait une performance rare. «On n’a pas vu ça depuis Mitterrand qui, à la rentrée 1987, était en tête avec des scores encore meilleurs», constate Frédéric Dabi. Surtout, «tout bouge autour de lui, que ce soit l’offre électorale à gauche ou à droite. Mais lui ne bouge que très peu», précise l’expert, qui souligne «un pôle de stabilité dans un paysage politique qu’on n’a jamais connu aussi incertain et morcelé».

À droite, Xavier Bertrand garde tout de même son avance face à Valérie Pécresse, Michel Barnier et Éric Ciotti. Il semble ainsi le plus à même de «contenir la poussée Zemmour». Quant à la gauche, l’offre morcelée ne permet pas aux candidats de profiter d’un quelconque élan. Récemment désigné vainqueur de la primaire écologiste, Yannick Jadot (8%) profite d’un «petit effet» et se hisse «symboliquement» en tête de ses concurrents, mais reste dans la marge d’erreur, comme le rappelle Frédéric Dabi.

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