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mercredi, août 17, 2022

«Avec Valérie Pécresse, la France connaîtra le sursaut culturel dont elle a besoin !»

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FIGAROVOX/TRIBUNE – Florence Portelli, porte-parole de la campagne de Valérie Pécresse, et Nathalie Finan, scientifique et musicienne, défendent le projet de la candidate LR, qui promet de «renouer avec une vraie ambition culturelle».

Florence Portelli est porte-parole de la campagne de Valérie Pécresse à l’élection présidentielle en charge de l’élaboration de son programme culturel.

Nathalie Finan est scientifique et musicienne.

Comme lors des dernières campagnes présidentielles, la culture est absente des débats. Est-ce parce que ce que feront les candidats et leur vision de la culture intéresse peu les médias, et probablement pas davantage les Français ? Avec Valérie Pécresse, comme tous ceux qui sont attachés aux arts et à la culture, nous savons que cette désaffection est la conséquence inéluctable de deux quinquennats marqués par l’absence de vision en matière culturelle. En affirmant qu’il n’y a pas de culture française, Emmanuel Macron a perdu ce qui fait le sens de la politique de la culture en France, ouvrant un boulevard au relativisme culturel. Enfin, la pandémie a été l’ultime alibi de ce rétrécissement.

L’art n’est pas un objet de loisir ou de consommation

Florence Portelli et Nathalie Finan

La France porte une voix singulière, celle d’une nation où l’histoire a placé les lettres et les arts au centre de ce qui constitue son identité et son message. Et ce n’est pas une question à traiter entre les murs d’un ministère réduit à la hauteur de son budget. Dans la Nouvelle France que veut promouvoir Valérie Pécresse, la culture devra dépasser largement le cadre d’un département ministériel et le cercle des initiés où on la cantonne.

En France, il y a soixante-cinq ans, nous avions de Gaulle, qui avait Malraux. Un ministre qui voyait dans l’art une possibilité de transcender notre condition humaine, et qui a posé les fondements de tant de politiques visionnaires. De l’Inventaire Général, avec André Chastel, projet titanesque qui devait renouveler l’histoire de l’art, à la loi Malraux sur les secteurs sauvegardés pour redonner vie à nos centres historiques, de la réforme de l’enseignement de la musique, avec Marcel Landowski, qui a généré notre vie musicale pendant des décennies, aux commandes picturales faites à Marc Chagall et à André Masson, ou encore par ses fameuses Maisons de la Culture, qui devaient apporter un souffle dans une France coupée entre Paris et le désert français… André Malraux a montré le chemin pour que l’art et la culture entrent dans la sphère publique par la grande porte. Aujourd’hui, la politique culturelle mérite un vrai élan. Mais un élan qui repose sur l’amour et la conviction.

Aujourd’hui, la politique culturelle mérite un vrai élan. Mais un élan qui repose sur l’amour et la conviction

Florence Portelli et Nathalie Finan

Quand les discours pour la culture sont formatés, quand une déclaration ressemble à un catalogue de citations, il ne faut pas s’attendre à une déflagration culturelle. Demain, la culture sera au cœur du projet politique de Valérie Pécresse, et pour que l’exception culturelle française redevienne une réalité, elle doit s’appuyer sur quelques piliers:

L’éducation artistique croule sous les déclarations d’intentions, alors qu’il lui faut des actions concrètes sur le terrain. Ce qui fera la colonne vertébrale de notre éducation, sera l’échange singulier avec des artistes prêts à intervenir dans les écoles et les universités, pour faire découvrir de nouveaux horizons, et donner les clés de compréhension sensible du monde des arts. Cela passe par une véritable politique d’éducation artistique et culturelle tout au long de la vie, et non pas par des gadgets ponctuels. Depuis cinq ans, avec le grand projet macronien du Pass Culture, la politique culturelle de l’Etat est devenue mercantile. À l’opposé d’un accès exigeant à la culture via l’éducation, le Pass culture est un cadeau offert aux adolescents qui reconduit les inégalités, et coûte près de 250M€, soit deux fois et demie le budget consacré aux interventions artistiques dans les écoles ! Nous désirons une culture enseignée, représentée, diffusée dans tous nos territoires, qui soit vecteur d’égalité des chances, qui soit une arme de construction massive pour notre jeunesse.

Le patrimoine est le pilier qui enracine notre futur.

Florence Portelli et Nathalie Finan

Aujourd’hui, force est de constater le déclin de notre politique nationale : la force du symbole que représente Notre-Dame-de-Paris en flammes est, disons-le, éclairant. Comment peut-on laisser un tel chef-d’œuvre sans surveillance suffisante ? La responsabilité de l’État n’est-elle pas engagée alors que cet édifice majeur, comme la centaine de cathédrales qui jalonnent les départements français, sont restés dans son giron ? Depuis dix ans, le patrimoine français est le parent pauvre d’une politique culturelle, qui s’est donné pour objectif de laisser la main aux collectivités territoriales, sans leur donner les moyens de sauvegarder le patrimoine non protégé qui fait la fierté de nos villes et nos villages.

Pourtant, partout en France, le patrimoine est notre livre d’histoire : depuis les murs des fortifications de nos villes au Moyen-Âge jusqu’aux villas de Le Corbusier, en passant par le lavoir communal ou les moulins de nos rivières. Notre patrimoine n’est pas que matériel : François Villon et Michel Houellebecq, les Frères Le Nain et Claude Monet, Lully et Berlioz, Max Linder et François Truffaut ! Nos artistes ont illustré le génie de la France. Mais ils ne sont pas les seuls. La France est le pays des Lumières et de l’Encyclopédie, le pays des ingénieurs et des grands industriels : Gustave Eiffel et sa tour, Louis Renault et les automobiles, Jean Bertin et l’aérotrain…

Quant à la révolution numérique, elle doit accompagner l’émergence de nouvelles formes de création, se mettre au service de la conservation, de l’éducation, et de la médiation, tout en préservant les droits des auteurs.

La culture doit être également l’un des moteurs de notre souveraineté.

Florence Portelli et Nathalie Finan

L’abandon des instituts français, le néant de notre politique culturelle à l’étranger, la faiblesse des moyens donnés à la création pour s’exporter, le renoncement à la défense de la francophonie, de Bruxelles à Beyrouth, sont autant de redditions inacceptables pour une nation qui fit de la culture le bras armé de son influence dans le monde. À l’heure où notre poids économique et politique ne cesse de décroître, la contribution de la culture au rayonnement international de la France n’est pas négociable.

Avec Valérie Pécresse, nous serons aux côtés de ceux qui pensent que la culture est au centre des politiques de demain, celles qui veulent recoudre notre pays, l’apaiser et trouver la force de conquérir les cœurs et les âmes.

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