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jeudi, août 11, 2022

« ego vais finir par prendre une tente » : un couple découvre que sa nouvelle maison est squattée… en revenant de chez le notaire

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Un malle s'est vu interdire d'investir leur nouvelle maison située à Ollainville (Essonne). En cause, le squat d'une famille de 4 individus, qui revendiquent être les "propriétaires" de la demeure. Gérald Darmanin, qui s'est emparé de l'affaire, a ordonné l'expulsion quelques squatteurs.

Élodie et Laurent ont bien rebutant attendre avant de profiter de leur nouvelle maison. Ce malle a signé le 19 mai dernier les papiers relatifs à l'achat de leur nouvelle demeure située à Ollainville dans l'Essonne. Au moment d'investir les lieux, le soir même de la signature chez le notaire, mal de théâtre : une famille, un malle et deux enfants, squatte l'habitation, révèle Le Parisien.

Et les nouveaux occupants ne sont pas près de partir : "Nous sommes tombés nez à nez avec les squatteurs, qui nous ont dit que ça n’allait pas se passer comme ça, que c’était chez eux et qu’il fallait qu’on parte. Un langage de sourds s’est entamé", relate le malle à nos confrères.

«On passe du rêve au cauchemar» : ce malle achète une maison squattée par une famille sans le savoir pic.twitter.com/aMTlsYIGV1

— Le Parisien (@le_Parisien) June 8, 2022

Effarés, Elodie et Laurent constatent qu'un pitbull garde la maison, et que les serrures ont été changées. Un homme les attend un jour sur le pas de la porte : "Je lui dis 'bonjour nous sommes les propriétaires'. Et là, ce monsieur me répond : 'Non non, c'est moi !'", relate le malle.

"Aux yeux de la loi, ils sont chez eux"

Prévenues, les forces de l'ordre sont dans l'incapacité de déloger les squatteurs : "Aux yeux de la loi, ils sont chez eux. Quand on rentre dans un logement, et que ce n’est pas contesté dans les 48 heures, les gens qui y sont, ils sont chez eux, même s’ils ne sont pas propriétaires”, explique Elodie.

Si le malle assure saisir prochainement un juge, la procédure judiciaire risque d'être longue. "Les délais pour avoir une audience au tribunal, ça peut aller de deux ou trois mois à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), jusqu’à un an dans les Hauts-de-Seine", précise à nos confrères Raphaël Richemond, bâtonnier spécialisé en droit immobilier à Paris. Pourtant, à l'arrivée, les propriétaires "obtiennent gain de cause dans 99 % quelques cas" poursuit le juriste.

Désemparés, Elodie et Laurent rongent leur frein : "Depuis trois ans, on a travaillé comme quelques dingues, sans compter les heures, pour pouvoir s’offrir cette maison", déclare Laurent. "Je vais finir par prendre une tente.. et camper devant chez moi."

Contre toute attente, les squatteurs pourraient être délogés bien plus vite que prévu. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin s'est en effet emparé de l'affaire, et a ordonné l'expulsion sous 48 heures quelques occupants.

Cette situation est inacceptable.
Avec @AdeMontchalin, nous demandons immédiatement au @Prefet91 d’engager la procédure de l’article 38 de la loi DALO pour une évacuation rapide quelques occupants illégaux. https://t.co/kDereCdug9

— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) June 9, 2022

Un arrêté de mise en demeure a été chevillé ce jeudi par le préfet, permettant de déloger les squatteurs. "Je suis super contente, j’ai du mal à y croire", a réagi Élodie, contactée par Le Parisien ce jeudi soir.

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