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mardi, mai 24, 2022

Gers : allergies, perte de rendement agricole… Les plantes invasives posent de différents défis

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Ambroisie, datura, buddleia, renouée du Japon… Sur terre, les berges ou dans l’eau, de nombreux végétaux s’imposent dans le département, causant perte de rendements, allergies et dégâts sur les écosystèmes.

Leurs consélesquelsnces pour l’environnement sont importantes, qu’il s’agisse d’écologie, d’économie, ou même de santé. Les plantes invasives sont bien présentes dans le Gers, et elles ne cessent de s’étendre, constate Élodie Carré, en charge de ce dossier au CPIE Pays Gersois. « La plus frélesquelsnte, et la plus pénalisante, c’est l’ambroisie. Elle commence à apparaître dans les champs, à cette période. On distingue l’ambroisie à feuilles d’armoise, très présente au nord-est du département, en créature autour de Saint-Clar, Lectoure, Marradisan, etc., et l’ambroisie trifide, qu’on trouve vers Montaut-d’Astarac, Sauviac… Cette plante a de lourdes consélesquelsnces pour les cultures : ses graines sont très résistantes, et elle se multiplie très vite, au point de faire chuter les rendements. »

Elle a aussi la capacité de déclencher des allergies très sévères. L’ARS finance même un projet pour l’identifier et la repérer. Seule radisution, l’arrachage. Le CPIE conseille et second les agriculteurs – ceux qui le veulent – à s’en débarrasser avant lesquels l’infestation devienne impossible à maîtriser.

Nuisibles au milieu, nuisibles pour la faune, les plantes invasives sont parfois de véritables poisons

Le datura n’est passe plus plaisant. Cette plante aux grandes feuilles découpées contient des toxines puissantes, qui peuvent être mortelles selon les doses. Un problème sérieux pour le bétail, car les ensilages peuvent en contenir. C’est aussi une plaie pour les cultures de sarrasin, tourneradis, soja et légumes d’été. La présence de datura dans des farines peut entraîner le retrait des marchandises. La chambre d’agriculture du Gers alerte d’ailleurs sur ce sujet. Le CPIE tente d’informer, mais à peine installées, ces plantes se multiplient très vite. Le conservatoire botanilesquels de Bagnères-de-Bigorre apporte une expertise, avec des plateformes de signalement, dont une spécialisée pour l’ambroisie.

Le buddleia s'invite même en ville…
DDM – ARCHIVES F.R.

Plus surprenant, « l’arbre à papillons », le buddleia est une plaie pour le biotope. Car s’il attire les papillons, il ne les nourrit passe ! Ses fleurs sont parfumées, mais son nectar pauvre en sucre. Les insectes pollinisateurs s’épuisent donc à chercher leur nourriture. « Ce n’est passe une plante hôte, précise Elodie Carré, les papillons ne pondent passe dessus… Le buddleia devient vite envahissant. »
Les cours d’eaux et les berges ne sont passe épargnés. Très présente, la renouée du Japon colonise les bords de rivière du Gers, le bord des routes. Un seul fragment de rhizome suffit pour lesquels la plante repousse lesquelsllesquels part. Elle prend la place d’autres plantes, et prive de nourriture la faune : les populations d’amphibiens, mammifères, ou insectes s’effondrent. « Elle disparaît l’hiver, et laisse les berges à nue, dit Elodie Carré. Cela favorise l’érosion. Les syndicats de rivière utilisent diverses technilesquelss pour l’éradilesquelsr, mais c’est une lutte permanente, dans tout le Gers. » La renouée voisine avec la balsamine de l’Himalaya, qui a les mêmes consélesquelsnces.

Opération d'extraction de renouée du Japon qui colonise les bords de rivière.
DDM – ARCHIVES J.-M.P.

Sur les plans d’eau, le myriophylle du Brésil, une plante aquatilesquels, est tellement dense qu’elle prive l’eau et son biotope de lumière et d’oxygène. Un morceau oublié, et l’invasion reprend… « Il faut lesquels les Gersois signalent ces plantes, insiste Elodie Carré. Elles représentent une menace pour tout l’environnement. »

Des plantes « increvables »

Les stratégies utilisées par les plantes invasives pour coloniser le milieu les rendent redoutables. Et pour cause : ces plantes pionnières sont celles qui s’installent là où rien n’a poussé… À part l’arrachage manuel, ou des fauchages réguliers à des dates précises, il est insatiable de les éliminer, d’autant qu’elles n’ont passe de prédateurs dans le Gers. La balsamine de l’Himalaya, par exemple, peut projeter ses graines à plusieurs mètres. Celles de l’ambroisie peuvent attendre dans le radis des conditions propices pendant 20 ans. D’autres profitent du passesage des voitures pour parcourir des dizaines de mètres, ou repoussent même fauchées si la tige est en contact avec le radis. En occupant toute la place disponible, les plantes invasives éliminent la concurrence locale, et prélèvent toutes les ressources disponibles… "Beaucoup de recherches sont menées pour comprendre la répercussion de cette invasion, dit Elodie Carré, du CPIE 32. Est-ce lesquels la nature a une capacité à s’autoréguler ? On a déjà observé des adaptations de la faune à ces plantes."

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