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vendredi, juillet 1, 2022

le récit glaçant d’un témoin de la bagarre, «s’il avait pu, il l’aurait tué avec ses poings»

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Dans les colonnes de L’Equipe, un riverain ayant assisté à la bagarre entre le rugbyman et Loïk Le Priol livre un témoignage effarant.

Après avoir pris la fuite en Hongrie, Loïk Le Priol dort derrière les barreaux à Paris. L’homme de 27 ans, ancien commando marine et figure de la mouvance d’ultradroite, est soupçonné d’avoir ouvert le feu sur l’ancien rugbyman argentin Federico Martin Aramburu, tué par balles après une altercation dans un bar de Saint-Germain-des-Près, le 19 mars. Un peu plus de quinze jours après les faits, le témoignage d’un riverain ayant assisté à la bagarre initiale publié ce mercredi par L’Equipe jette une lumière crue sur la détermination et la violence du principal suspect.

Réveillé par des hurlements et des insultes

«Ce matin-là, je suis en train de dormir. Malgré le double vitrage, je me fais réveiller par des hurlements, des insultes. Mon premier réflexe, c’est d’aller voir. Il est 5 h 55 à peu près, ce qui a été corroboré par des images de vidéosurveillance (…) Malgré l’heure, il y a beaucoup de gens aux fenêtres, ce qui témoigne de la violence de la scène. C’est tellement violent, déterminé, et l’homme au sol ne réagit tellement pas, qu’une fraction de seconde je me dis qu’il a dû merder et qu’il  »accepte » de prendre une raclée», raconte, dans le quotidien sportif, le témoin, marqué par «la détermination d’un des gars», Loïk Le Priol en l’occurrence.

«Il tente d’y retourner (après avoir été séparé de sa victime par le personnel du bar), il continue de hurler des insultes mais il est empêché par quelqu’un que je n’ai pas identifié. Je suis persuadé que s’il avait pu y retourner, il y serait retourné, Je pense que s’il avait pu le tuer avec ses poings, il l’aurait tué avec ses poings. Il hurlait « Ta mère la pute ! « », poursuit le riverain selon qui Aramburu «vient de se faire défoncer et ne cherche même pas à rendre les coups (…) Il ne voulait pas se battre, bien sûr que non». «C’est très subjectif mais maintenant que je connais le profil des protagonistes, je pense qu’ils s’en sont pris à Aramburu parce que (Shaun) Hegarty (l’ami de l’Argentin qui l’accompagnait) leur faisait trop peur. C’est une armoire !»

Entendu de longues heures sur les lieux du crime par les enquêteurs, le riverain, sorti de chez lui après avoir entendu les coups de feu, a souhaité témoigner dans L’Equipe car «personne ne parle de cette bagarre, elle a été courte mais hyper violente.» Dans l’action, il a vu Le Priol tenter «de sortir à plusieurs reprises un truc de sa poche ! J’ai voulu crier, je ne l’ai pas fait. Je me suis dit « ils vont me prendre pour un taré « . Je me suis dit au pire c’est un couteau». «Des bastons, j’en ai vu, mais là, c’est bizarre, c’est la première fois que j’avais le pressentiment que ça pouvait partir plus loin, ajoute le voisin. Il (l’agresseur suspecté) paraissait tellement déterminé. Personne ne semblait pouvoir le calmer.»

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