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mercredi, juillet 6, 2022

Offensive turque contre le PKK en Irak : Bagdad convoque l’ambassadeur turc

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Le gouvernement irakien a convoqué mardi 19 avril l’ambassadeur de Turquie à Bagdad pour «protester» contre l’offensive turque dans le nord de l’Irak visant les rebelles kurdes turcs du PKK, opération que le président irakien a qualifiée de «violation de la souveraineté irakienne».

Ali Riza Guney s’est vu remettre «une note de protestation au ton ferme» dans laquelle Bagdad appelle son voisin à «mettre fin aux actes de provocation et aux violations inacceptables», a expliqué la diplomatie irakienne dans un communiqué.

Combats toujours en cours

L’offensive turque lancée dans la nuit de dimanche à lundi à grand renfort d’unités de commandos et d’hélicoptères d’attaque se concentre sur trois régions proches de la frontière turque contre des repaires du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe qualifié de «terroriste» par Ankara et ses alliés occidentaux.

Peu d’informations filtraient mardi sur le déroulement de cette opération. Le ministère turc de la Défense a indiqué lundi soir qu’un premier soldat turc avait été tué au combat, succombant à des blessures infligées par un engin explosif improvisé. De son côté, Zagros Hewa, un porte-parole du PKK, a indiqué dans une déclaration que «les combats se poursuivaient», sans plus de précision.

«Violation de la souveraineté irakienne»

Les raids turcs contre le PKK sont récurrents dans le nord de l’Irak, et particulièrement dans la région autonome du Kurdistan d’Irak, zones où le PKK dispose de bases et de camps d’entraînement. Ces opérations militaires valent à l’ambassadeur turc en poste à Bagdad d’être régulièrement convoqué au ministère irakien des Affaires étrangères, car elles compliquent les relations entre le gouvernement central irakien et Ankara, l’un des premiers partenaires commerciaux de l’Irak.

Le chef de l’Etat irakien, Barham Saleh, lui-même kurde, a dit un peu plus tôt mardi considérer l’opération militaire turque comme une «violation de la souveraineté irakienne et une menace pour la sécurité nationale». Mais ces offensives mettent aussi en lumière les approches différentes de Bagdad et des autorités régionales du Kurdistan. Erbil, capitale du Kurdistan d’Irak, entretient des relations compliquées avec le PKK car sa présence dans la région entrave ses relations commerciales vitales avec la Turquie voisine.

La dernière offensive turque a été lancée deux jours après une visite en Turquie du premier ministre du Kurdistan d’Irak, Masrour Barzani, ce qui laisse entendre qu’il aurait été mis au courant des intentions d’Ankara.

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