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samedi, août 13, 2022

résumé du 24e jour de l’offensive russe

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LE POINT SUR LA SITUATION – Alors que plus de 3,3 millions d’Ukrainiens ont fui leur pays, les frappes russes se sont intensifiées sur Marioupol et Mykolaïv, au sud du pays.

Au 24e jour de combats sur le sol ukrainien, les bombardements s’intensifient sur les villes de l’Est. Après Kharkiv, c’est au tour de Mykolaïv et Marioupol d’être assaillies de bombes. Cette dernière, ville portuaire au sud-est «est devenue un enfer». Après les frappes contre une maternité puis un théâtre, les civils poursuivent leur exode, dans l’espoir de franchir les frontières polonaise, moldave ou slovaque.

Offensive russe au 24e jour de combat Le Figaro

Depuis le début du conflit, plus de 3,3 millions d’Ukrainiens ont fui leur pays, un chiffre qui pourrait encore être doublé et confronter l’Europe à sa pire crise migratoire depuis la Seconde guerre mondiale.

Utilisation russe de missiles hypersoniques

Le ministère russe de la Défense a affirmé avoir utilisé la veille des missiles hypersoniques «Kinjal» pour détruire un entrepôt souterrain d’armements dans l’ouest de l’Ukraine. Ce type de missiles défie les systèmes de défense anti-aérienne, car sa vitesse et sa manœuvrabilité le rendent difficile ou impossible à intercepter, même si certains experts militaires occidentaux ont estimé que la Russie pouvait exagérer les capacités de cette arme air-sol.

Si ces missiles seraient utilisés pour la première fois, la Russie est le premier pays au monde à avoir développé des armements hypersoniques. Ceux-ci font la fierté du président russe, qui vante régulièrement leur existence comme la preuve d’une supériorité militaire de son pays. «L’Ukraine est malheureusement devenue un terrain d’essai pour tout l’arsenal russe de missiles», a déclaré le porte-parole des forces aériennes ukrainiennes.

Mykolaïv bombardée

Les raids aériens russes se sont succédés à un rythme effréné sur Mykolaïv, une ville du sud de l’Ukraine où des dizaines de soldats ont été tuées la veille dans une frappe contre une caserne de l’armée, selon le gouverneur de la région.

«Pas moins de 200 soldats dormaient dans les baraquements», a raconté un militaire interrogé sur place, selon lequel «au moins 50 corps ont été extraits». Un autre militaire a estimé qu’il pourrait y avoir eu 100 morts.

Par ailleurs, la Russie a mis en garde contre la dérive des mines disposées par les forces ukrainiennes en mer Noire, assurant ne pas exclure qu’elles puissent atteindre le détroit du Bosphore ou même la Méditerranée.

Une situation «catastrophique» à Marioupol

«Ce n’est plus Marioupol, c’est l’enfer, souffle Tamara Kavunenko, 58 ans. Les Russes «ont tiré tant de roquettes. Les rues sont jonchées de nombreux cadavres de civils». Fuyant «l’enfer» de Marioupol, des familles ont raconté les cadavres gisant plusieurs jours dans les rues, la faim, la soif et le froid mordant des nuits passées dans des caves avec des températures inférieures à zéro.

Après plusieurs jours d’intenses bombardements, Marioupol, ville portuaire au sud-est de l’Ukraine a montré ses premières faiblesses. Vendredi soir, l’armée russe a affirmé avoir réussi à entrer dans la ville. Le gouvernement ukrainien a lui, admis avoir perdu l’accès à la mer d’Azov, port d’accroche stratégique et politique. Selon un conseiller du ministère ukrainien de l’Intérieur, la situation y est «catastrophique».

Plus de 3,3 millions de réfugiés

Plus de 3,3 millions de réfugiés ont désormais fui l’Ukraine depuis l’invasion russe, ont indiqué les Nations unies, tandis que près de 6,5 millions de personnes seraient déplacées à l’intérieur du pays.

Environ 90% des personnes qui ont fui sont des femmes et des enfants. Les hommes ukrainiens âgés de 18 à 60 ans peuvent en effet être appelés sous les drapeaux et doivent rester dans leur pays.

Olena Zelenska, la femme du président ukrainien, a appelé le Conseil œcuménique des Églises, une organisation représentant 580 millions de chrétiens à travers le monde, à contribuer à organiser de «véritables couloirs humanitaires».

Volodymyr Zelensky demande des pourparlers sérieux

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a jugé qu’il était temps pour Moscou d’accepter de se «réunir» pour «discuter» sérieusement de paix afin d’éviter à la Russie des conséquences «sur plusieurs générations».

«Des négociations portant sur la paix et la sécurité pour l’Ukraine sont la seule chance pour la Russie de minimiser les dégâts causés par ses propres erreurs», a déclaré Volodymyr Zelensky dans une vidéo publiée sur Facebook, filmée de nuit dans une rue déserte.

Enfin, le président ukrainien s’est adressé aux Suisses, blâmant directement les entreprises qui comme Nestlé poursuivent leurs activités en Russie malgré la guerre.

La Chine sommée de «condamner la barbarie russe»

La présidence ukrainienne a appelé la Chine à se joindre aux Occidentaux et «condamner la barbarie russe», alors que Pékin n’a jusqu’ici jamais officiellement critiqué l’attaque de l’Ukraine par la Russie.

«La Chine peut être un élément important du système de sécurité mondial si elle prend la bonne décision de soutenir la coalition des pays civilisés et de condamner la barbarie russe», a tweeté Mykhaïlo Podoliak, un conseiller de la présidence et un des participants aux négociations avec la Russie.

De son côté, l’Inde a été priée par le premier ministre chinois de changer de ton vis-à-vis de Moscou. Toutefois, leur déclaration commune s’est abstenue de condamner l’invasion de l’Ukraine.

Visite du Pape François à des enfants ukrainiens

Le pape François a rendu visite à des enfants ukrainiens soignés à l’hôpital pédiatrique du Vatican Bambino Gesu, à Rome. Souriant, le pape leur a tendu la main, en traversant un service de l’établissement, où sont hospitalisés actuellement 19 enfants ukrainiens. Une cinquantaine d’enfants y ont été soignés depuis le début de la guerre, selon le Vatican.

Certains jeunes patients souffraient de cancer, maladies neurologiques et d’autres pathologies avant l’invasion russe le 24 février et ont «fui dès les premiers jours de la guerre», a indiqué l’hôpital. Sont également soignées des fillettes présentant «de graves blessures dues à des explosions» au cours du conflit.

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